La police de Chicago publie les vidéos d'une opération ayant conduit à la mort d'un jeune Noir

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A Chiago, le superintendant de la police de la ville (deuxième à droite) derrière des manifestants qui dénoncent les violences policières après la diffusion le 5 août des vidéos montrant l'opréation de police qui a conduit à la mort d'un jeune Noir de 18 ans, fin juillet.
A Chiago, le superintendant de la police de la ville (deuxième à droite) derrière des manifestants qui dénoncent les violences policières après la diffusion le 5 août des vidéos montrant l'opréation de police qui a conduit à la mort d'un jeune Noir de 18 ans, fin juillet.

Les images, tournées par des caméras corporelles et embarquées, retracent les évènements précédant la mort de Paul O’Neal, 18 ans, le 28 juillet.

Les vidéos rendues publiques dans la matinée du vendredi 5 août par la police de Chicago (Illinois) ont un écho tristement familier. Les images, tournées par des caméras corporelles et embarquées à bord des véhicules des officiers, montrent l’opération qui a conduit à la mort de Paul O’Neal, le 28 juillet. Suspecté de vol de voiture, ce jeune Noir de 18 ans, atteint dans le dos par une balle, a succombé à ses blessures quelques heures plus tard. Décrivant les faits comme une « exécution », sa famille a porté plainte.

Les divers enregistrements témoignent d’une situation chaotique. On y voit des agents faire feu sur une Jaguar, puis poursuivre à pieds son conducteur dans une zone résidentielle avant que celui-ci et l’un des agents ne disparaissent derrière une clôture en bois. Plusieurs tirs sont audibles, mais aucune des neuf vidéos dévoilées ne montrent le tir qui a été fatal à Paul O’Neal. Le département de la police a affirmé que la caméra corporelle de l’officier qui a suivi le jeune homme n’était pas active et n’a donc pas pu capturer ces images. Une enquête pour déterminer les causes de ce dysfonctionnement est en cours.

Alors que le suspect gît sur le sol, clairement atteint par une balle et le t-shirt ensanglanté, les policiers le menottent. Aucun ne tente de lui prodiguer les premiers soins. On distingue un officier visiblement en colère accuser le jeune homme d’avoir tiré sur eux. Les agents fouillent son sac à dos à la recherche d’une arme. En vain. Aucune ne...

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