La plupart des Bourses européennes finissent en baisse

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en net repli mardi, sauf Londres, prolongeant leur correction de lundi, un indicateur d'activité chinois jugé décevant étant venu s'ajouter au regain d'inquiétudes sur l'impact sur la croissance mondiale de la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne.

Cette nouvelle vague d'aversion au risque a déferlé sur tous les marchés financiers dans le monde et a profité aux valeurs refuge comme le yen et les obligations souveraines des pays les plus sûrs tels que les Etats-Unis et l'Allemagne, dont les rendement ont touché de nouveaux plus bas record.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 1,69% (71,44 points) à 4.163,42 points. Le Dax allemand a cédé 1,82% mais le Footsie britannique a résisté et pris 0,35%. L'indice EuroStoxx 50 a reculé de 1,72% et le FTSEurofirst 300 a abandonné 1,47%.

Alors qu'elle était dans le rouge comme ses homologues européennes en début de journée, la place de Londres s'est retournée à la hausse après que la BoE à dévoilé des mesures pour inciter les banques britanniques à continuer à distribuer du crédit dans la période "difficile" post-Brexit.

Dans ce contexte, après un long week-end de trois jours pour cause de fête nationale aux Etats-Unis, Wall Street, qui restait sur une série de quatre hausses de suite, était en repli d'environ 0,7% à la clôture en Europe.

Mark Carney, le gouverneur de la BoE, qui avait évoqué en fin de semaine dernière de vraisemblables mesures de soutien pour aider l'économie à encaisser le choc, a dit que la BoE exploiterait au maximum sa marge de manoeuvre pour atténuer les conséquences du vote britannique.

Sur le marché des changes, la livre sterling a touché un nouveau plus bas de 31 ans, passant sous la barre de 1,31 dollar pour la première fois depuis 1985. Outre le Brexit, la devise britannique a également été plombée par le ralentissement de la croissance du secteur privé britannique.

Les enquêtes PMI en zone euro suggèrent par ailleurs un léger tassement de la croissance en Allemagne, mais qui reste à un niveau relativement élevé, tandis que, en France, le secteur privé est retombé en légère contraction.

Sur le plan sectoriel, les valeurs liées aux matières premières (-3,18%) ont souffert de la faiblesse de l'activité manufacturière en Chine.

L'automobile (-3,3%), les services financiers (-3,64%), les assureurs (-3,79%) ont figuré parmi les plus vifs reculs, ou encore les foncières (-2,26%), en raison notamment des craintes liées au Brexit sur l'immobilier en Grande-Bretagne, surtout à Londres.

Le secteur bancaire a accusé un repli de 2,73%, le rebond des valeurs bancaires italiennes ayant fait long feu (-1,81%).

Leurs cours sont inférieurs de plus de 30% aux niveaux d'avant le référendum du 23 juin et certains se demandant si la mauvaise santé des banques italiennes dans leur ensemble ne représente pas un risque plus important que le Brexit.

Sur le front du pétrole, les cours du Brent et du brut léger américain (WTI) perdent de l'ordre de 4%, affectés par le regain d'inquiétude lié au Brexit et à des chiffre reflétant une augmentation des stocks de brut aux Etats-Unis.

(Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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