La plupart des Bourses européennes dans le rouge à mi-séance

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LA PLUPART DES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À MI-SÉANCE
LA PLUPART DES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE ROUGE À MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes évoluent pour la plupart en territoire négatif à mi-séance mardi, un indicateur allemand inférieur aux attentes ayant servi de prétexte pour une consolidation bienvenue après la forte hausse de lundi.

Wall Street est également attendue en baisse à l'ouverture après avoir connu la veille sa meilleure séance depuis le 5 février.

À Paris, le CAC 40 rétrogradait de 44,91 points ou 0,89% à 5.016,25 points vers 12h30, effaçant pratiquement ses gains de la veille. Le Dax retombe de 1,52% à Francfort mais à Londres le FTSE limite sa baisse à 0,06%, soutenu par les valeurs de l'énergie et des ressources de base.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 corrige de 0,91% à 1.580,11 points et l'EuroStoxx 50 de la zone euro cède 1,11% à 3.665,55%.

Le FTSEurofirst a atteint en début de séance un nouveau pic depuis la fin 2007 à 1.598,03 points, portant ses gains à plus de 16% depuis le début de l'année, mais il a reflué avec les autres indices en réaction à l'indice ZEW du sentiment des investisseurs publié à 11h00.

A 54,8 en mars contre 53,0 en février, l'indice calculé par l'institut de Mannheim progresse pour le cinquième mois d'affilée et se situe à son meilleur niveau depuis février 2014, mais il est bien en deçà des estimations des économistes qui l'attendaient en moyenne à 58,2.

Les investisseurs attendent maintenant la réunion monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui se conclura mercredi avec une conférence de presse.

La poussée du dollar et les indicateurs mitigés publiés ces derniers jours aux Etats-Unis, avec notamment une troisième baisse consécutive de la production industrielle en février, renforcent les espoirs d'une politique monétaire toujours prudente même si la banque centrale abandonne son engagement à se montrer "patiente" avant de remonter ses taux.

"Les indicateurs restent faiblards en dépit des tensions réapparues sur le marché du travail. Cela devrait permettre à la Fed de supprimer le mot 'patience' de son communiqué de politique monétaire tout en conservant un ton modéré", estime Nick Lawson, économiste chez Deutsche Bank.

Ces conjectures continuent de pénaliser le dollar qui a subi lundi sa plus forte baisse depuis un mois face à un panier de devises. L'euro se négocie autour de 1,06 dollar, en hausse de 0,3% sur la journée, alors qu'il était tombé à un plus bas de 12 ans de 1,0457 lundi matin avant de remonter.

La hausse de l'euro suscite des prises de bénéfice sur des valeurs exportatrices comme Airbus (-4,01%) ou Daimler (-3,24%), les deux plus fortes baisses de l'EuroStoxx 50.

Orange lâche de son côté 3,06% à 14,90 euros après avoir, parmi de nombreuses annonces, démenti des négociations exclusives sur la vente de sa filiale Dailymotion.

Les seules hausses, modestes, de l'EuroStoxx 50 sont à mettre au compte de Total, Repsol, Eni et GDF Suez, qui gagnent autour de 0,7%-0,8% en réaction à la baisse du dollar. L'indice de l'énergie, en progrès de 1,00%, est le seul indice sectoriel dans le vert.

Le repli du dollar n'empêche pas les cours du brut de reculer de nouveau. Le Brent lâche 2,2% à un plus bas du jour de 52,76 dollars et le cuivre comme le platine sont également orientés à la baisse.

(Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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