La plupart des Bourses européennes dans le rouge à la mi-séance

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LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE
LA BOURSE DE PARIS DANS LE ROUGE À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Après avoir ouvert en hausse, la plupart des Bourses européennes sont dans le rouge à la mi-séance mardi, sous le coup d'inquiétudes liées à la multiplication de signes de ralentissement de l'économie mondiale et les conséquences de cette évolution de la conjoncture sur les résultats d'entreprise.

Wall Street est attendue en légère baisse dans les premiers échanges pour les mêmes raisons alors qu'Alcoa sonnera l'ouverture de la saison des résultats aux Etats-Unis après la clôture de la place boursière américaine.

À Paris, le CAC 40 gagnait 0,18%, soit 6,03 points, à 3.412,56 points vers 11h20 GMT. Mais à Francfort, le Dax cédait 0,37% et, à Londres, le FTSE 0,17%. L'indice paneuropéen Eurostoxx 50 reculait de 0,1%.

Les places européennes avaient pourtant commencé la journée dans le vert, certains investisseurs ayant profité du net repli de la veille pour faire des achats à bon compte. La cote a également été soutenue par les espoirs de voir la Chine lancer de nouvelles mesures de soutien à l'économie après que la banque centrale chinoise a injecté 265 milliards de yuans (32,5 milliards d'euros) dans les marchés monétaires du pays.

Mais les craintes macro-économiques ont repris le dessus après que le Fonds monétaire international (FMI), l'OCDE et la Banque mondiale ont révisé à la baisse leurs projections de croissance.

"Les locomotives de la croissance mondiale connaissent une phase de ralentissement et cela aura non seulement un impact sur les résultats du troisième trimestre mais aussi sur les perspectives de bénéfices des prochains trimestres", a déclaré Giuseppe-Guido Amato, analyste technique chez Lang & Schwarz.

La plupart des indices sectoriels étaient en baisse, le compartiment des valeurs de luxe et de biens de consommation courante (-0,92%) et celui des télécoms (-0,72%) accusant les replis les plus marqués.

Le secteur des valeurs liées aux matières premières évoluait cependant à contre-tendance (+1,71%), porté notamment par des déclarations de Rio Tinto au sujet de la croissance de la production du cuivre jugées rassurantes.

L'euro cédait du terrain face au dollar en raison des incertitudes au sujet d'une demande d'aide de l'Espagne et d'un renouveau des craintes concernant la Grèce.

Athènes a engagé des réformes significatives mais doit faire davantage pour redresser ses finances publiques, a estimé Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne.

Les ministres des Finances de la zone euro ont estimé lundi que l'Espagne prenait des mesures pour réformer son économie et se financer avec succès sur les marchés financiers, ajoutant que le pays n'avait pas besoin d'un sauvetage, pour le moment du moins.

Le rendement des obligations souveraines espagnoles à 10 ans augmentait d'ailleurs de quatre points de base, à 5,776%.

Sur le marché du pétrole, le baril de Brent a repassé la barre des 112 dollars, les tensions entre la Turquie et la Syrie effaçant les piètres perspectives macroéconomiques susceptibles de peser sur la demande d'or noir.

L'Arabie saoudite est satisfaite de voir que les cours du pétrole sont redescendus à un niveau qui n'entrave pas la croissance mondiale, a déclaré mardi le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Naïmi, ajoutant qu'il souhaitait voir les cours encore baisser.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison

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