La plaque du scooter de la tuerie de Toulouse a été filmée

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LA PLAQUE DU SCOOTER DE LA TUERIE DE TOULOUSE A ÉTÉ FILMÉE
LA PLAQUE DU SCOOTER DE LA TUERIE DE TOULOUSE A ÉTÉ FILMÉE

TOULOUSE (Reuters) - Les enquêteurs ont identifié sur les images de surveillance la plaque d'immatriculation du scooter utilisé par le tueur de la fusillade de l'école juive de Toulouse, a-t-on appris lundi de sources policière et municipale.

Ils ont pu ensuite constater que le deux-roues avait été acheté en mai dernier, ce qui devrait permettre de faire progresser l'enquête.

"On sait maintenant que le scooter a été acheté en mai dernier", a-t-on précisé de source policière.

La présidente du CRIF en région Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni, a indiqué avoir pu visionner les images de la tuerie capturées par une caméra de vidéosurveillance avant que celles-ci ne soient placées sous scellés.

C'est "quelque chose d'irréel", a-t-elle raconté à RTL. "On voit un homme qui court après des enfants, qui en attrape et qui met une balle dans la tête à un enfant de huit ans".

Plus de 200 enquêteurs sont mobilisés pour tenter de retrouver l'auteur de la tuerie, qui fait suite aux meurtres de deux militaires jeudi dernier à Montauban et d'un autre soldat le 12 mars à Toulouse, commis avec la même arme de poing.

Un examen balistique a établi lundi que la même arme de calibre 11.43 avait été utilisée dans les trois attaques, a-t-on appris de source policière.

Une deuxième arme de calibre 9 mm a été utilisée dans l'attaque contre l'école lundi, a-t-on ajouté de même source.

Dans la matinée, les enquêtes sur les trois faits ont été regroupées sous la conduite de la section antiterroriste du parquet de Paris.

Les enquêteurs devraient explorer, parmi d'autres pistes, l'affaire de trois soldats du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban auquel appartenaient deux des trois militaires assassinés, renvoyés de l'armée pour activités néo-nazies.

Le Point.fr rappelle que les trois parachutistes avaient été renvoyés en 2008, après avoir été dénoncés par un frère d'arme.

La presse locale avait alors publié une photo des trois hommes posant devant des drapeaux nazis.

Guillaume Serries, édité par Yves Clarisse

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