La place de Bouygues dans Orange au coeur des discussions

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    * Macron veut geler la participation de Bouygues-sources 
    * Il veut aussi qu'il renonce aux droits de vote 
doubles-sources 
    * Les négociations sont prévues jusqu'à dimanche 
 
 (Actualisé avec sources proches du dossier) 
    BORDEAUX/PARIS/LONDRES, 1er avril (Reuters) - Les pouvoirs 
et l'influence qu'obtiendrait Bouygues  BOUY.PA  au sein 
d'Orange  ORAN.PA  en cas de vente par le groupe de BTP de son 
pôle télécom à l'ancien monopole public sont au coeur des 
discussions visant à parvenir à un accord sur une transaction 
avant la fin du week-end, a-t-on appris vendredi de sources 
proches du dossier. 
    Emmanuel Macron ne veut à aucun prix apparaître comme le  
ministre de l'Economie qui aurait permis à Martin Bouygues de 
prendre le contrôle de l'ancien France Telecom, fait valoir une 
de ces sources. 
    Si l'opération va à son terme, Bouygues deviendrait le 
premier actionnaire privé d'Orange à travers une augmentation de 
capital réservée qui diluerait mécaniquement la participation de 
23% de l'Etat.  
    Bouygues a indiqué en février vouloir acquérir 15% d'Orange 
et aurait déjà obtenu un accord pour monter à 12%.  
    Le ministre de l'Economie a demandé à Bouygues, sans succès 
pour le moment, de s'engager à geler la participation qu'il 
obtiendrait dans Orange pour une durée de sept ans et de 
renoncer aux droits de votes doubles qu'obtiennent les 
investisseurs de long terme. 
    Bercy et Bouygues n'ont pas souhaité commenter ces 
informations mais, selon le PDG d'Orange, les discussions sur le 
rachat de Bouygues Telecom ne butent pas sur des points 
particuliers. 
     
    "PAS DE POINT D'ACHOPPEMENT EN PARTICULIER" 
    "Il n'y a pas de point d'achoppement en particulier, on ne 
peut pas dire que cette négociation bute sur tel ou tel aspect", 
 a déclaré Stéphane Richard à Reuters, en marge d'un déplacement 
à Bordeaux.  
    "Il reste un certain nombre de faits à la fois financiers et 
juridiques à régler, qui portent sur le partage des risques et 
sur les paramètres financiers de l'opération. C'est un travail 
qui se poursuit. A l'heure qu'il est, on ne peut pas préjuger de 
l'issue finale de ces travaux, mais nous continuons à avancer", 
a-t-il souligné. 
    Le principe d'une représentation du groupe de BTP au sein 
d'un conseil élargi de l'opérateur télécom ne pose pas de 
problème en soit, a dit son PDG.  
    "Quand on parle de gouvernance, il y a des règles simples : 
s'il y a un nouvel actionnaire au sein d'Orange, il devra bien 
entendu avoir une présence au sein des instances de gouvernance. 
Je ne pense pas que ce soit le sujet qui cristallise le débat 
aujourd'hui", a précisé Stéphane Richard. 
    Interrogé sur le niveau de 12% évoqué pour la participation 
du groupe Bouygues dans le capital d'Orange, il a répondu : 
"Tout cela n'est pas encore figé." 
    Ce projet de rapprochement complexe implique aussi les 
concurrents des deux groupes, à savoir Iliad  ILD.PA  et SFR 
 NUMA.PA  auxquels des actifs devraient être cédés pour que 
l'opération obtienne le feu vert de l'Autorité de la 
concurrence. 
    Concernant ce volet des rétrocessions, Stéphane Richard a 
déclaré qu'il n'était pas le plus problématique mais qu'en 
revanche les discussions portaient sur le partage des risques 
entre les différentes parties prenantes en cas d'échec du projet 
de fusion pour des raisons de concurrence. 
 
 (Claude Canellas avec Matthieu Rosemain à Paris, Sophie Sassard 
à Londres, Julien Ponthus pour le service français, édité par 
Jean-Michel Bélot) 
 

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