La piste terroriste examinée au procès AZF

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L'ex-juge Jean-Louis Bruguière a estimé mardi que l'hypothèse d'un acte criminel avait été «négligée».

La piste dite «intentionnelle», et plus simplement terroriste, est examinée cette semaine au procès de la catastrophe d'AZF devant la cour d'appel de Toulouse où l'ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière a été entendu mardi. Le 21 septembre 2001, l'explosion, ressentie jusqu'à 75 km de distance, avait fait 31 morts et plusieurs milliers de blessés.

Évoquant son «travail de consultant» pour le groupe Total, Jean-Louis Bruguière a déclaré qu'«incontestablement on avait privilégié la piste de l'accident en négligeant, en n'explorant pas les autres pistes, dont celle de l'acte intentionnel». «Le principe de précaution judiciaire» n'a pas été respecté, selon lui.

Dans un rapport commandé en mai 2010 par 13 anciens salariés d'AZF et leurs avocats, Jean-Louis Bruguière avait estimé que la piste terroriste avait dénoncé une «orientation univoque de l'enquête, celle de l'accident chimique». Il mettait aussi en cause la «méthodologie d'enquête et de

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