La pieuvre Ben Ali disséquée

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INFOGRAPHIE - Les clans de l'ex-président Ben Ali et de sa femme Leila Trabelsi ont sans vergogne utilisé leur pouvoir pour vampiriser l'économie tunisienne. Cartographie de leurs intérêts.

«Les Ben Ali et les Trabelsi n'étaient pas des hommes d'affaires, mais plutôt des prédateurs qui profitaient de leur position pour accumuler des richesses». Telle est la description que fait Béatrice Hibou, économiste spécialiste de la Tunisie, de la quasi-mafia qui régnait sur la Tunisie. La bourgeoisie locale ne les aimait pas : ni l'ex-président Ben Ali ni sa femme Leila Trabelsi ne faisaient parti du sérail.

Le président Ben Ali n'ayant eu presque que des filles, il s'en est servi pour créer des liens avec un milieu dont il ne faisait pas partie. Il les a mariés à de puissants hommes d'affaires. Par exemple, les liens unissant les Trabesli, Ben Ali et l'un des plus puissants patrons tunisien, Hedi Jilani, ont été construits ainsi. Le magnat est devenu sénateur et président du syndicat patronal national.

Les deux clans étaient vus comme de vulgaires arrivistes. «Si certaines critiques à l'égard des Trabelsi semblent émaner d'un mépris pour leur co

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