La Philharmonie de Paris va ouvrir au public son toit-belvédère

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À l’occasion des Journées du Patrimoine, l’édifice va ouvrir son toit, qui offre l’une des plus belles vues sur la capitale. L’accès est limité à 700 personnes.

La Philharmonie de Paris, construite par Jean Nouvel comme une nouvelle «colline» dans le parc de La Villette, dans le nord de la capitale, va ouvrir au public son toit-belvédère, situé à 37 mètres du sol, à partir de samedi, à l’occasion des Journées du Patrimoine. «C’est un geste symbolique fort, dans le contexte des attentats, mais nous devions être en mesure d’assumer la sécurité du site», a expliqué à l’AFP le président de la Philharmonie Laurent Bayle.

Le bâtiment a ouvert en janvier 2015 et le toit, prévu dés l’origine par l’architecte comme une promenade en libre accès au-dessus du parc ouvre donc plus d’un an et demi plus tard. «Compte tenu de Vigipirate, nous avons attendu pour l’ouvrir d’être en mesure d’assurer les meilleures conditions de sécurité», explique M. Bayle. L’accès se fera gratuitement par des ascenseurs situés à l’extérieur du bâtiment devant le hall principal. Des vigiles y assureront le contrôle des sacs.

Une fois sur le toit, dont l’accès est limité à 700 personnes, les visiteurs pourront redescendre par «un chemin de montagne» qui serpente le long du toit en pente jusqu’à la pelouse du parc.

L’une des plus belles vues sur la capitale

La Philharmonie va offrir une des plus belles vues sur Paris mais aussi sur le nord au-delà du périphérique avec notamment le Stade de France. La Philharmonie de Paris, qui a réussi son implantation dans le nord-est parisien avec 1,2 million de visiteurs pour sa première année, n’a pas souffert de l’impact des attentats et ses concerts affichent quasiment tous complets. En revanche, les expositions - comme les musées parisiens - enregistrent une baisse de la fréquentation depuis les attentats de novembre 2015, selon Laurent Bayle. Surtout, le surcoût en terme de sécurité est estimé à 1 million d’euros pour 2016.

La saison 16/17 se présente «sous les mêmes auspices» que la saison précédente, souligne Laurent Bayle, qui table sur un taux de remplissage équivalent de 97% de la grande salle. La grande salle de la Philharmonie devrait par ailleurs être baptisée avant la fin de l’année du nom de Pierre Boulez, décédé au début de l’année, et père «spirituel» du projet qu’il a défendu pendant trente ans.

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