La "petite entreprise" de Jean-François Copé

le
0
Le patron de l'UMP et député-maire de Meaux Jean-François Copé aux côtés de l'une de ses fidèles Michèle Tabarot, secrétaire générale du parti.
Le patron de l'UMP et député-maire de Meaux Jean-François Copé aux côtés de l'une de ses fidèles Michèle Tabarot, secrétaire générale du parti.

Selon des documents dont Le Point a eu connaissance, le patron de l'UMP a "sponsorisé avec l'argent de l'UMP" la société de communication Bygmalion fondée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alves. Deux ans plus tôt, en novembre 2012, à la veille de son putsch pour s'emparer du parti à la place de son rival François Fillon, Jean-François Copé réfutait farouchement toute irrégularité faisant état de conflits d'intérêts à la suite des contrats signés entre l'UMP et la filiale de Bygmalion. "Quand on veut monter en haut du mât, il faut avoir les fesses propres", nous confiait alors son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux. Mais après avoir épluché les statuts de la société, Le Point a découvert un montage financier particulièrement sophistiqué avec un actionnaire resté caché pendant trois ans : une SARL logée au Luxembourg. Et derrière cette mystérieuse société se dissimule le holding familial d'Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds très lié au Qatar. Coïncidence : en 2006 et 2007, Jean-François Copé, alors ministre du Budget, avait donné son accord pour la vente au Qatar de deux joyaux immobiliers de l'État. Dans ces deux transactions, l'intermédiaire n'était autre que le fonds d'investissement dirigé par Emmanuel Limido. Ce dernier avait entre les deux transactions embauché le chef de cabinet de Jean-François Copé, Guy Alves, devenu depuis patron de Bygmalion.L'obsession des réseauxCes...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant