La perquisition, une opération très codifiée

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Les policiers qui sont intervenus chez Nicolas Sarkozy sont tenus à des règles très strictes.

Mardi, les quatre enquêteurs diligentés chez Nicolas Sarkozy ne cherchaient pas un agenda: ils l'avaient déjà. C'est pourtant l'une des recherches classiques lors des perquisitions, en matière criminelle ou financière. Comme mardi, toutefois, la plupart des opérations très sensibles se préparent dans la stricte confidentialité. «La clé de la réussite, c'est le secret», témoigne un juge d'instruction. Jaloux de sa préservation, les juges sont souvent peu désireux de communiquer avec le procureur. Ils sont parfois tentés de ne l'avertir d'une opération que... quelques minutes avant le lancement du «transport sur place», selon le jargon judiciaire.

Dans le même souci de secret total, les policiers ne sont pas toujours informés du lieu de perquisition: rendez-vous peut être fixé à 5 h 30 devant le commissariat. «L'idée, c'est que l'information remonte le plus tard possible vers les ministères de l'Intérieur et de la Justice - puis que les policiers et le

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