La perpétuité pour Moubarak: un verdict politique

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Ne portant que sur les six jours les plus sanglants de la révolution, le verdict du procès de l'ancien Raïs n'a frappé que la tête du régime, passant sous silence trente de régime autoritaire en Égypte.

L'image a fait le tour du monde. Le 3 août 2011, Hosni Moubarak, transporté sur une civière, le visage masqué par d'épaisses lunettes noires, fait son entrée dans la salle d'audience, aux côtés de ses deux fils, en costume rayé de prisonnier. C'est l'ouverture d'un procès sans précédent, où, pour la première fois, l'ancien dirigeant d'un pays arabe est appelé à comparaître devant la justice. Ironie de l'histoire, l'ex-raïs apparaît derrière les barreaux de la cage des accusés, là où, d'ordinaire, sont exposés à la honte publique les criminels, comme les citoyens innocents, victimes de la répression d'un régime autoritaire de trente ans.

Hosni Moubarak, son ministre de l'Intérieur Habib el-Adli, ainsi que six officiers de haut rang sont accusés des meurtres de quelque 850 manifestants durant la révolution de janvier 2011. La justice doit déterminer si l'ex-président a donné l'ordre de tirer sur la foule. Hosni Moubarak comparaît également, ainsi que s

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