La performance absolue entre gestion alternative et " multi asset class"

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(NEWSManagers.com) - Au cours de l'atelier sur la performance absolue qui s'est tenu jeudi 20 mars dans le cadre du Forum GI, les intervenants se sont rapidement scindés en deux groupes. L'un acquis à la cause de la gestion alternative, et l'autre, à la gestion multi assets " classique" . Dans ce cadre, Julien Tizot, responsable de la multigestion alternative chez AG2R La Mondiale a salué le talent des gérants français, mais regretté immédiatement après la frilosité des investisseurs institutionnels à l'égard de cette gestion. En chiffres, il a lui même avoué que la part de cette gestion ne représentait que 300 millions d'euros dans sa maison, ce qui, rapporté aux encours gérés dans la partie Retraite, ne représentait que 1 % de l'ensemble et, sur la partie assuranciel.... 0,1 %. " Il faut éduquer les conseils d'administrations" , a t-il lancé, en insistant sur le fait que le directive AIFM allait incontestablement dans le bon sens, même, si selon lui, seule la performance prévaudra toujours ainsi que la prise en compte d'éléments clés tels que les draw down et la volatilité.

A ce titre, Sophie Elkrief, membre du directoire chez Meeschaert AM a préconisé une discussion permanente avec les investisseurs. Et de rappeler également que la gestion alternative peut répondre à des problématiques comme la recherche de rendement, mais que les investisseurs ne doivent pas oublier que si ils disposent d'une protection, ils ne peuvent prétendre à enregistrer des performances équivalentes à celles d'une gestion qui en serait dépourvue. Bertrand Gibeau, directeur du développement chez Reinhold & Partners a enfoncé le clou en se disant lui même très optimiste pour la gestion alternative, qui figure dans les gestions génératrices d'alpha.

Face à ce groupe pro gestion alternative, Patrick Lajoinie, directeur général délégué de Russell Investments a " recadré" l'atelier sur la performance absolue vers une gestion classique. " Chez Russell, a-t-il indiqué, le fonds phare qui se donne pour objectif de réaliser une performance de 4 % plus inflation, est composé d'une dizaine de classes d'actifs et une quarantaine de gérants sous jacents" . Mais deux points doivent être regarder avec précaution : tout d'abord la corrélation entre actifs, et ensuite, la transparence des portefeuilles multi assets.

Pour illustrer ce propos, Julien Tizot a rappelé l'existence d'un fonds sur le marché, composé de 1.500 valeurs européennes et qui exige deux mois lorsqu'un changement de gérant se produit afin de déterminer exactement la composition du portefeuille... Il s'agit néanmoins d'un cas extrême pour le responsable qui a indiqué, pour sa part, que tous les gérants avec qui il travaille se trouvent sur une même plateforme...

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