La percée de l'Etat islamique due à l'influence étrangère-Iran

le
0

(autres déclarations de Rohani, nucléaire) NATIONS UNIES, 25 septembre (Reuters) - Le président iranien Hassan Rohani a imputé à "certains Etats", sans les nommer, et à certains "services de renseignement" la montée de l'extrémisme et a estimé qu'il incombait à la région du Moyen-Orient elle-même d'y trouver une solution. "Certains services de renseignement ont placé des sabres entre les mains de fous, qui n'épargnent personne", a dit le chef de l'Etat iranien, pragmatique au pouvoir depuis août 2013, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. "Les extrémistes du monde entier se sont trouvés et ont lancé cet appel : extrémistes du monde entier, unissez-vous! Mais nous, sommes-nous unis face aux extrémistes?", s'est-il interrogé. Certains Etats, a-t-il dit également, ont favorisé l'extrémisme et "n'y font pas barrage aujourd'hui". Tous ceux qui ont contribué à "financer et soutenir ces organisations terroristes doivent reconnaître leurs erreurs et présenter des excuses", a ajouté le président iranien. "La meilleure solution à cette situation complexe doit venir de la région elle-même. Ce sera une solution trouvée par la région avec le soutien de la communauté internationale, et non pas une solution extérieure", a-t-il estimé. Ses propos devant l'assemblée générale de l'Onu sont parmi les plus fermes tenus jusqu'à présent par l'Iran chiite sur l'ascension très rapide du groupe Etat islamique, qui s'est emparé cet été de vastes territoires du nord de l'Irak et contrôle aussi des zones du nord de la Syrie. Pour les dirigeants iraniens, la puissance de l'EI sunnite menace de remettre en cause le rêve de Téhéran "de former un croissant chiite" qui s'étende de l'Iran à l'Irak et de la Syrie au Liban, déclarent des analystes et des diplomates. Hassan Rohani a également abordé dans son discours les négociations sur le programme nucléaire de son pays, dont une session se tient cette semaine à New York en marge de l'assemblée générale de l'Onu. Les négociations, a-t-il dit, se déroulent "avec sérieux et optimisme de part et d'autre". Cette session de négociations, qui doit se poursuivre jusqu'à vendredi, réunit des représentants de l'Iran d'une part, et des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne) ainsi que de l'Allemagne. (Michelle Nichols et Parisa Hafezi; Eric Faye pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant