La pénurie d'eau ravive les tensions entre Israël et la Palestine

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Une Palestinienne de 50 ans originaire de Salfit constate que le robinet à eau de son jardin est à sec, le 23 juin 2016.  
Une Palestinienne de 50 ans originaire de Salfit constate que le robinet à eau de son jardin est à sec, le 23 juin 2016.  

Sol craquelé par la sécheresse, plantations rabougries, troupeaux déshydratés? Depuis quelques jours, des dizaines de milliers de Palestiniens subissent les effets néfastes de coupures d'eau intempestives. Dés?uvrés, les cultivateurs assistent impuissants au gâchis d'une partie des récoltes tandis que les fermiers regardent leur bétail mourir de soif sous un soleil de plomb. Responsable de l'approvisionnement de la Cisjordanie en eau, Israël se retrouve sur le banc des accusés.

Les autorités palestiniennes reprochent à l'État hébreu de détourner, avec la canicule, une partie de l'eau revenant aux Palestiniens au bénéfice de ses colons établis en Cisjordanie. « Eux n'ont pas de coupures, ça ne touche que les villes et villages palestiniens », fait valoir à l'AFP Saleh Ataneh, directeur du département de l'eau à la mairie de Salfit, une municipalité de 15 000 habitants occupée par Israël. « Les Israéliens ne disent donc pas la vérité quand ils affirment que toute la région est touchée. » Porte-parole de l'autorité israélienne de l'eau, Uri Schor crie à l'injustice. Selon lui, les Israéliens souffriraient autant du manque d'eau que les Palestiniens. Le responsable pointe du doigt le « refus total » des Palestiniens de remplacer des canalisations vétustes aux capacités limitées.

73 litres d'eau contre 240

Reste que les chiffres parlent d'eux-mêmes. La...

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