La pénibilité au travail sera bien mesurée une fois par an

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Marisol Touraine (Affaires sociales) et François Rebsamen (Travail) ont présenté mardi leurs arbitrages sur le compte pénibilité.

Ce dispositif, partie intégrante de la réforme des retraites, permet à des salariés qui subissent des conditions de travail difficiles d'accumuler des points afin de partir plus tôt à la retraite, de se former pour changer de travail ou d'adopter un temps partiel.

Pour sa mise en place, le gouvernement reprend strictement les propositions de Michel de Virville, chargé d'une concertation sur le sujet avec les partenaires sociaux. Pour bénéficier d'un compte, les salariés devront ainsi avoir porté des charges lourdes au moins 600 heures par an, travaillé de nuit l'équivalent de 120 jours, ou 900 heures dans une posture pénible (accroupi, à genoux, etc.). Cette pénibilité sera mesurée une fois par an, de façon collective. La CFDT accepte ces choix mais attend de voir les décrets d'application, prévus mi-juillet. «Le diable se trouve souvent dans les détails», se méfie Hervé Garnier, en charge du dossier dans la centrale.

Toutes les entreprises seront soumises à une cotisation pénibilité de base de 0,2 % à partir de 2017. Une cotisation spécifique sera prélevée dès 2016 en fonction de l'exposition effective des salariés à des facteurs de pénibilité. Les employeurs protestent depuis des mois contre la hausse des charges et le travail supplémentaire entraîné par le compte pénibilité. Par ailleurs, «les activités réputées pénibles vont être artificiellement montrées du doigt, alors que de nombreuses professions ne parviennent déjà pas à recruter», craint déjà l'UPA (artisans).

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