La part d'ombre de la filière nucléaire japonaise

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Réputée pour son opacité, la société privée Tepco, qui gère les sites nucléaires nippons, avait ignoré des mises en garde de l'AIEA.

Sur la sellette pour sa gestion erratique des événements et son impréparation à la catastrophe de Fukushima, la firme Tokyo Electric Power Company (Tepco), le quatrième producteur mondial d'énergie nucléaire, traîne un vieux parfum de soufre, à l'instar des dix autres opérateurs nucléaires du Japon. Entre 1978 et 2002, 97 incidents, dont 19 jugés «critiques», ont été recensés par le Nisa, l'autorité nationale de sûreté nucléaire.

Le scandale a culminé dans les années 1990 après la découverte de rapports falsifiés sur des taux de radiation et de multiples fissures dans les canalisations du circuit de refroidissement de plusieurs centrales, dont le réacteur no 1 de Fukushima Daiichi, conduisant à l'irradiation de plusieurs techniciens.

Dissimulatrice, ombrageuse, forte d'une assise financière à nulle autre égale au monde et bénéficiant du soutien sans réserve du pouvoir exécutif, l'industrie nucléaire japonaise n'aime pas que l'on fouille

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