La parole libérée des reclus de Monflanquin

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Les dix membres de la famille Védrines ont décrit au tribunal de Bordeaux les sévices psychologiques que leur aurait infligés Thierry Tilly, accusé de les avoir dépouillés de tous leurs biens en l'espace de dix ans.

De notre envoyé spécial à Bordeaux

Assis dans le box, Thierry Tilly fait non de la tête, lève les yeux au ciel en signe d'exaspération, se retourne ostensiblement pour regarder l'heure à la pendule du tribunal correctionnel de Bordeaux. En ce mercredi, les membres de la famille Védrines, partie civile, défilent à la barre, et exposent les conséquences du lavage de cerveau que le prévenu, selon eux, leur a fait subir pendant dix années tout en les dépouillant de leurs biens.

Les Védrines sont debout, de sorte qu'il est difficile d'imaginer à quel point ils sont, encore aujourd'hui, deux ans après la fin de leur calvaire, dévastés de l'intérieur. Comme si M. Tilly avait utilisé un napalm psychologique dont la brûlure n'en finissait pas de les consumer. Peut-on oublier que plusieurs semaines après son arrestation, survenue en Suisse en novembre 2009, une partie de ses victimes supposées restaient recluses à Oxford, où il les avait convoquées, de peur qu'il ne r

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