La parole est à la défense

le
0
La parole est à la défense
La parole est à la défense

Point noir depuis le début de la compétition, la défense française a finalement relevé le défi allemand au point de s'acheter une crédibilité à quelques jours d'une finale de championnat d'Europe.

C'était le point d'interrogation. Jusqu'ici, c'était aussi le point de critique, notamment après les deux buts encaissés lors du quart de finale contre l'Islande dimanche dernier à Saint-Denis. Tout le monde se demandait alors s'il était bon de relancer Samuel Umtiti après une première sélection trop tendre, dans la relance notamment, pour un rendez-vous aussi important. Au départ, il n'était là que "pour préparer l'avenir" comme l'avait expliqué Didier Deschamps. Puis, il y a eu la suspension d'Adil Rami, la confiance gagnée et une place dans le même temps. Alors Deschamps a décidé de tenter un nouveau pari dans cette compétition. Après deux ratés (le 4-2-3-1 contre l'Albanie lors du deuxième match, Matuidi à droite contre l'Irlande), le sélectionneur a décidé de faire confiance à son instinct. Peu importe l'adversaire, qu'il soit champion du monde ou pas, Umtiti doit être titulaire et il a pris la place de Rami. Pour le résultat que l'on connaît désormais et une association parfaite avec Laurent Koscielny jeudi soir contre l'Allemagne (2-0) : 17 dégagements, trois tirs bloqués et une propension à tenir lors des temps-forts allemands. Plus que jamais, la France a souffert et a accepté de souffrir avec pour ciment un axe central enfin trouvé. Cette fois, la parole est à la défense et la suite de la compétition ne devrait pas se faire sans cette paire. Enfin.

Kos' toujours


Depuis le début de la compétition, c'était le patron. Celui qui rassurait tout le monde, qui bouchait les errements défensifs d'une dernière ligne qui se cherchait encore et la caution sécurité d'une défense française en chantier. Contre l'Allemagne, Laurent Koscielny a prouvé que l'avenir de la dernière ligne tricolore passerait par sa crête et ses biceps. C'est définitif. Jusqu'ici, c'était déjà le cas mais les problèmes de relance du défenseur d'Arsenal alertaient. Jeudi soir, à Marseille, ce n'était pas son rôle et pourtant. Pourtant, au-delà de colmater les inoffensives allemandes, Koscielny s'est appliqué, a lancé les phases de transitions françaises et s'est trouvé dans un rôle qu'on ne lui connaisait plus depuis le début de la compétition. Oui, l'Allemagne a maîtrisé le ballon et sans un gros Lloris, la France aurait pu se faire retourner par son destin. Mais il y a des soirs où il…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant