La page des champions du monde 1998 est définitivement tournée

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La page des champions du monde 1998 est définitivement tournée
La page des champions du monde 1998 est définitivement tournée

Avec l'annonce de la retraite de Robert Pires ce jeudi, il ne reste plus aucun champion du monde 1998 en activité. Une page qui se tourne pour le football français.

L’événement est presque passé inaperçu. A 42 ans, Robert Pires a décidé de prendre sa retraite ce jeudi. Il faut dire qu’il y a deux ans, l’ancien Messin était sorti une première fois de sa retraite pour s’offrir une dernière aventure en Indian Super League. A l’époque, Thierry Henry et David Trezeguet étaient encore footballeurs professionnels. Mais ce jeudi, il ne reste donc plus aucun vainqueur de la Coupe du Monde 1998 en activité. Ceux qu’Aimé Jacquet appelle affectueusement « mes champions du monde » sont désormais des quadragénaires, voire des quinquagénaires pour certains. Des larmes de Fabien Barthez sur la pelouse du Stade de France à celles d’Emmanuel Petit lors de son retour au château de Clairefontaine l’année dernière, plus de quinze années se sont écoulées. Et c’est un pan de l’histoire du football français qui se referme avec le départ à la retraite de l’ancien milieu de Marseille et Arsenal.

A l’heure où la France s’apprête à accueillir un nouvel événement l’été prochain, le symbole du passage de témoin entre deux générations est fort. Pour autant, les héros du siècle dernier ne disparaitront pas des écrans radars. Omniprésents, ce qui leur a déjà valu quelques critiques ces dernières années, les membres de France 98 vont continuer à peser sur le football tricolore d’une autre manière. Certains, élevés au biberon de leur ancien sélectionneur, ont déjà opté pour une carrière d’entraîneur. Didier Deschamps est à la tête de l’équipe de France, Laurent Blanc entraîne le PSG, et Zinédine Zidane vient de s’installer sur le banc du Real Madrid. D’autres ont choisi de passer de l’autre côté et officient comme consultant, à l’instar de Robert Pires, mais aussi Marcel Desailly, Bixente Lizarazu et Christophe Dugarry.

A cette époque de fraternité contagieuse, les réseaux sociaux n’existaient pas. Le téléphone portable et Internet n’en étaient qu’à leurs balbutiements. Tout cela n’était pas suffisant pour éviter toutes les polémiques, mais cela permettait au moins de se concentrer essentiellement sur le jeu. Au moment où l’affaire de la sextape et les propos de Serge Aurier occupent le devant de la scène médiatique dans le monde sportif, la nostalgie d’une époque a priori révolue est légitime. Désormais, il faudra employer le passé pour évoquer les carrières des vingt-deux champions du monde. Mais leur exploit, lui, ne sera jamais rayé des tablettes. Preuve que l’histoire est aussi faite de dates synonyme d’ivresse populaire. 

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