La NSA soupçonnée de piratage de l'opérateur de téléphonie Belgacom

le
0
La NSA soupçonnée de piratage de l'opérateur de téléphonie Belgacom
La NSA soupçonnée de piratage de l'opérateur de téléphonie Belgacom

La Belgique a vivement dénoncé lundi une "intrusion" dans le système informatique de son opérateur de téléphonie Belgacom, soupçonnant l'implication "à haut niveau d'un autre Etat" qui pourrait être les Etats-Unis par le biais de la controversée Agence nationale de sécurité (NSA).Deux mois après les premières révélations d'Edward Snowden, l'ex-administrateur réseaux de la NSA aujourd'hui réfugié en Russie, l'opérateur historique Belgacom, majoritairement détenu par l'Etat belge, a annoncé que son système informatique interne avait été victime d'une "intrusion digitale".Les traces de cette intrusion ont été décelées début juillet par les experts en sécurité du groupe belge, qui a directement porté plainte contre X devant le parquet fédéral à Bruxelles pour "accès non-autorisé" à son réseau interne.Après deux mois de préparation, "des dizaines" de personnes ont travaillé durant tout le week-end pour "nettoyer le système" et renforcer les mesures de sécurité, a expliqué lors d'une conférence de presse le patron de Belgacom, Didier Bellens."Au stade actuel, il n'y a aucune indication d'impact pour les clients ou leurs données", a ajouté M. Bellens. En clair, rien n'indique que les logiciels malveillants découverts dans "quelques dizaines d'ordinateurs" de membres du personnel et dans des serveurs ont permis d'intercepter des données sensibles, selon le groupe.Les virus ont uniquement infiltré "le système interne à l'entreprise tournant sous Windows", pas les "services télécoms", a précisé un autre responsable de Belgacom.Espionnage d'EtatPourtant, l'affaire est prise très au sérieux par la justice. "L'enquête démontre que le hacking n'a été réalisable que moyennant l'engagement d'importants moyens financiers et logistiques par les intrus. Cette donnée, de même que la complexité technique du hacking ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant