La NSA espionnait 193 pays, ainsi que le FMI et l'UE

le
0
La NSA espionnait 193 pays, ainsi que le FMI et l'UE
La NSA espionnait 193 pays, ainsi que le FMI et l'UE

En 2010, l'agence nationale de sécurité (NSA) américaine a obtenu l'autorisation juridique d'espionner 193 États, a révélé le Washington Post, mardi.  Seuls quatre pays anglophones étaient exclus de la liste : la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Edward Snowden, l'ex-prestataire de la NSA a fourni au quotidien américain des documents de justice datant de 2010. Ces documents autorisent la NSA à intercepter les communications de pays jugés d'un intérêt valide pour le renseignement américain. Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l'Union européenne et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) étaient aussi dans la ligne de mire de la NSA.

L'espionnage des citoyens américains ?

L'autorisation juridique, accordée par la cour secrète Foreign Intelligence Surveillance Court (Fisc), et valable un an, ne signifie pas que la NSA ciblait en permanence les gouvernements ou organisations dans ces 193 pays, mais seulement qu'elle en avait le pouvoir légal. Les documents permettaient aussi à la NSA d'intercepter toute communication «à propos» de ces cibles, ce qui inquiète les défenseurs des libertés individuelles aux Etats-Unis, car cela pourrait inclure des courriels de citoyens américains mentionnant une cible étrangère. Or le droit américain accorde plus de protections sur la vie privée aux Américains qu'aux étrangers.

Depuis le début de l'affaire Snowden, il y a un an, Barack Obama a souvent dû répondre à ce type d'inquiétude. Il a souvent assuré que les États-Unis ne s'intéressaient pas aux citoyens ordinaires. De même que la NSA s'est toujours défendue de ne traiter que des cibles correspondant à un objectif précis de renseignement, selon des critères fixés par l'exécutif.

Un espionnage légal

Ces activités d'espionnage sont autorisées par l'article dit 702 d'une loi votée en 2008 pour encadrer les interceptions de communications ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant