La nouvelle vie de Rudy Mater (en D2 belge)

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La nouvelle vie de Rudy Mater (en D2 belge)
La nouvelle vie de Rudy Mater (en D2 belge)

Pendant douze années, il a défendu les couleurs de Valenciennes, du National à la Ligue 1. En 2014, Rudy a rompu avec son amour de toujours. Après un passage en CFA2, au SC Feignies, il a finalement rebondi au White Star, en D2 belge. Et il se porte bien.

Dans la petite salle de réception de la tribune Raymond Goethals du vieux stade Edmond Machtens à Bruxelles, on se croirait dans la chambre d'un ado rebelle. Les murs sont ornés de cadres IKEA, de drapeaux et d'écharpes aux couleurs du Royal White Star Bruxelles. Au sol, le lino est marqué à jamais par quelques trous de clopes. Manque plus qu'une compile de La Rue Ketanou, un didgeridoo, une collection de bouteilles de Passoã vides et un sac Eastpak tagué au marqueur pour faire un saut dans le passé. Un passé d'où émerge, en ce vendredi ensoleillé à Molenbeek, commune de l'Ouest de Bruxelles, ce bon vieux Rudy Mater. Mûr et lucide, l'homme est marqué par une année de galère entre chômage et CFA 2. Pas évident de digérer le divorce unilatéral avec Valenciennes, après une idylle de douze années. Depuis quelques semaines, le Ch'ti refoule les pelouses professionnelles avec le White Star en Division 2 devant quelques centaines de spectateurs. Des affiches face à Roulers ou Deinze qui ne filent pas vraiment la chair de poule. Mais Rudy revient de loin et ces quelques ballons touchés en D2 belge suffisent largement à lui redonner le sourire. Entretien.

Salut Rudy. Alors, comment ça se passe au Plat Pays ? Très bien, très très bien même. Je suis arrivé ici il y a un mois, j'ai vu une victoire à domicile en coupe, un nul à l'extérieur et une victoire pour mon premier match.
L'an passé, tu as coupé six mois avant de jouer cinq mois en CFA 2. Comment as-tu atterri au White Star ? Je suis arrivé ici il y a un mois à peu près. Ça s'est fait grâce à Guillaume Rippert, un ami avec qui j'ai joué à Valenciennes et qui est en Roumanie. C'est même plus qu'un ami, c'est un frère. Il a un peu parlé de moi autour de lui jusqu'à ce que John Bico le coach (ancien agent d'Eden Hazard, ndlr) qui était à la recherche d'un joueur de couloir soit intéressé. Et il m'a donc contacté.
Tu n'as pas hésité longtemps ? Non. Bon, il y avait quelques réglages à faire quand même, des choses à prendre en compte pour que je signe. J'ai 34 ans, je suis là pour un challenge personnel et collectif. L'an passé, j'étais assez bien à Feignies. Il fallait qu'il y ait un groupe de qualité, qui vit bien, qui ne se prend pas la tête, qui rigole. Footballeur, c'est un des plus beaux métiers du…




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