La nouvelle trajectoire du déficit sera proche de celle de la CE

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LA NOUVELLE TRAJECTOIRE DU DÉFICIT SERA PROCHE DE CELLE DE LA CE
LA NOUVELLE TRAJECTOIRE DU DÉFICIT SERA PROCHE DE CELLE DE LA CE

PARIS (Reuters) - La nouvelle trajectoire des finances publiques françaises sera proche de celle demandée par la Commission européenne mais avec un effort structurel inférieur en 2016 et 2017 afin de préserver la croissance et l'emploi, a déclaré mardi Christian Eckert.

Le secrétaire d'Etat au Budget s'exprimait avant la présentation, mercredi ou jeudi, de cette trajectoire, qui figurera dans le programme de stabilité transmis mi-avril à l'exécutif européen.

"Le programme de stabilité que nous allons transmettre sera avec une trajectoire proche de la recommandation de la Commission mais ne souhaitera pas casser la croissance", a dit Christian Eckert devant l'Association des journalistes économiques et financiers.

La Commission a accordé à la France un nouveau délai de deux ans pour ramener son déficit public, qui agrège les comptes de l'Etat, des collectivités territoriales et les comptes sociaux, sous la limite de 3% du produit intérieur brut, soit fin 2017.

Elle a demandé à la France de ramener ce déficit à 4,0% fin 2015, 3,4% fin 2016 et 2,8% fin 2017.

Depuis, la France a publié un déficit inférieur aux prévisions pour 2014, à 4,0%, ce qui permet selon le gouvernement de viser environ 3,8% fin 2015 et conforte l'engagement de repasser sous 3% fin 2017.

Le différend avec la Commission ne porte donc pas sur ce déficit "nominal" mais sur l'effort "structurel" demandé à la France, une notion qui tente de mesurer l'effort réalisé en écartant l'impact de la conjoncture.

Selon Christian Eckert, la nouvelle trajectoire retiendra un effort structurel moins important pour 2016 et 2017 que celui demandé par la Commission.

"La Commission nous demande un effort structurel à mon avis surdimensionné : 0,8-0,9 en 2016 et 2017", a-t-il dit, sans confirmer l'hypothèse que la France pourrait s'aligner sur l'exigence minimale des textes européens, soit une réduction annuelle de 0,5 point du déficit structurel.

"Nous proposerons un programme de stabilité avec une trajectoire qui continue à faire baisser significativement le déficit nominal mais qui s'appuie sur des éléments qui gardent une croissance qui permettra assez rapidement, je l'espère, de retrouver de la création nette d'emplois", a-t-il ajouté.

Le gouvernement ne modifiera pas dans son programme de stabilité la prévision de croissance pour cette année, soit 1,0%, qui paraissait optimiste il y a quelques mois mais qui est désormais conforme aux prévisions de nombreux économistes.

"J'ai un peu d'espoir que la croissance soit nettement plus forte que ce qui est prévu", a cependant ajouté mardi Christian Eckert. "Aujourd'hui, tout le monde dit 'c'est le minimum 1,0%'."

(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • janaliz le mardi 7 avr 2015 à 13:17

    Je ne sais dans quel état nous allons retrouver les finances en 2017 où ils ne seront plus là pour planquer et tra.fiquer les comptes. Mais je crains le pire !

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