La nouvelle gloire de Virginie Efira

le
0
Au festival de Cannes .
Au festival de Cannes .

L’actrice belge présente deux films à Cannes, « Victoria » de Justine Triet et « Elle » de Paul Verhoeven. L’aboutissement d’un parcours original, de la télévision au cinéma et de Bruxelles à Paris.

Combien de rendez-vous a-t-elle donné à des cinéastes français, dans ce café proche du musée du Louvre, à Paris ? Et combien de fois Virginie Efira s’est-elle excusée de son parcours d’ancienne présentatrice de télévision, puis de comédienne taillée pour les comédies romantiques ? N’est-elle pas blonde, et sexy ? Aujourd’hui, enfin, à tout juste 39 ans, l’actrice se trouve à la bonne place, celle du cinéma d’auteur consacré à Cannes. Fini, le complexe d’infériorité. C’est dans ce même café où les serveuses la connaissent bien – « ah non, madame Efira n’est pas arrivée… » – que l’ex-animatrice de « Nouvelle Star » se raconte dans la fumée de ses cigarettes, d’une voix grave qui tranche avec son visage à la Marilyn. « Je me sens plus libre, moins claudiquante. Je ne suis plus en train de trafiquer ce que je suis », raconte-t-elle d’un air soucieux.

Les sourcils froncés semblent chercher la petite vanne qui va détendre l’atmosphère. La voici : « Bruno Dumont ne m’attendait pas à la sortie de M6 ! » Mais, après de longues années d’attente, d’autres réalisateurs sont venus la chercher. Comme Justine Triet, et ce n’est pas rien : la jeune réalisatrice qui avait débarqué sur la Croisette, il y a deux ans, avec La Bataille de Solférino (présenté à l’Acid), incarne le renouveau du cinéma français, avec Vincent Macaigne, Antonin Peretjatko, etc. « Je l’ai découverte dans le film Vingt ans d’écart (2013), de David Moreau. Puis je l’ai entendu parler en interview. Je l’ai trouvée supe...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant