La note de l'Espagne encore sous pression, déclare Fitch

le
0
La note de l'Espagne encore sous pression, déclare Fitch
La note de l'Espagne encore sous pression, déclare Fitch

OSLO (Reuters) - L'aide financière de 100 milliards d'euros aux banques espagnoles n'est qu'un élément de la notation du pays, qui pourrait être encore sous pression si la crise de la dette venait à s'aggraver, a déclaré mardi le directeur général des notes souveraines chez Fitch Ratings.

"L'ensemble de mesures que nous voyons maintenant peut aider à stabiliser la notation au niveau actuel, mais il ne s'agit clairement qu'un des aspects du risque qui pèse sur l'Espagne et sur sa notation", a dit Ed Parker à Reuters.

Les ministres des Finances de la zone euro ont convenu samedi de prêter jusqu'à 100 milliards d'euros à l'Espagne afin de lui permettre de renflouer ses banques.

"Si nous voyons une dégradation supplémentaire (de l'état financier de l'Espagne) ou une intensification plus générale de la crise en zone euro, alors de nouvelles annonces négatives pourraient conduire à une dégradation de la notation", a ajouté le responsable de Fitch.

L'agence de notation a abaissé la semaine dernière de trois crans sa note sur l'Espagne et a placé le pays sous perspective négative, ce qui signifie qu'une nouvelle dégradation pourrait intervenir dans les mois à venir.

Et, le 7 juin, l'agence a déclaré qu'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro - qui pourrait être la conséquence des élections législatives grecques de dimanche prochain - entraînerait l'abaissement immédiat de la note souveraine de Chypre, de l'Irlande, de l'Italie, de l'Espagne et du Portugal.

L'Espagne manquera de beaucoup ses objectifs en matière de déficit budgétaire aussi bien cette année qu'en 2013, a par ailleurs déclaré Ed Parker.

Il a ajouté que l'Espagne continuerait d'avoir un déficit de comptes courants élevé, soulignant que le sentiment du marché à l'égard du pays restait très fragile.

En fin de matinée, le rendement des obligations espagnoles à 10 ans progressait de 16 points de base, à 6,689%, tout près du record de 6,71% atteint fin mai et non loin de la barre de 7% qui a contraint l'Irlande et le Portugal à se tourner vers une aide internationale.

Balazs Koranyi et Camilla Knudsen, Blandine Hénault pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant