La Norvège doute de l'intérêt de la fusion Glencore Xstrata

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Après le fond souverain qatari, la Norvège s'interroge sur le rapprochement entre les deux géants des métaux et des matières premières, Glencore et Xstrata. La Norvège, forte d'un fond souverain de 486 milliards d'euros, applique la même stratégie que les émiratis en montant silencieusement en puissance.

Norges Bank Investment Management, gestionnaire du fond de retraite des Norvégiens, a porté sa participation dans Xstrata à 2,9% du total, le quart de la part des Qataris. Et NBIM a fait savoir aux futurs mariés Glencore et Xstrata qu'il désapprouvait leur union.

Le gérant du fond norvégien estime que le taux d'échange proposé de 2,8 actions Glencore pour une Xstrata n'est pas suffisant. Le Qatar réclamait 3,25, mais le patron sud-africain de Glencore, Ivan Glasenberg, a indiqué qu'il ne souhaitait pas être dilué dans le nouvel ensemble. Et que la fusion n'était pas pour sa société une question de vie ou de mort.

NBIM est désormais le 4e investisseur d'Xstrata, après Glencore, actionnaire à 34%, Qatar holdings à 12% et le fond d'investissement américain Blackrock.

Le fond norvégien assis sur les richesses pétrolières de la mer du Nord investit dans des secteurs variés. Mais les Norvégiens veulent-ils lier leurs retraites à un actionnaire de Lonmin, une société minière impliquée dans la mort de 44 mineurs en Afrique du sud ?
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