La Norvège abaisse encore ses prévisions de croissance

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    OSLO, 10 mars (Reuters) - La Norvège, longtemps l'une des 
économies les plus dynamiques d'Europe, risque de subir cette 
année un ralentissement plus marqué encore que prévu 
initialement et la reprise de la croissance pourrait être plus 
lente qu'attendu, a annoncé jeudi l'institut national de la 
statistique.  
    Le pays souffre de l'impact de la chute des cours du 
pétrole, un secteur qui représente 20% de l'activité économique. 
    "Il s'agit d'une situation grave mais pas d'une crise", a 
déclaré la directrice de l'institut de la statistique, Christine 
Meyer, lors d'une conférence de presse.  
    La croissance de l'économie continentale, qui exclut le 
secteur des hydrocarbures et celui du transport maritime, l'un 
et l'autre très volatils, devrait être de 1,4% seulement cette 
année, contre 2,0% prévu en décembre.  
    Pour 2017, la prévision de croissance a été ramenée de 2,6% 
à 2,3% et pour 2018, elle a été réduite de 2,7% à 2,4%. 
    "Le ralentissement de l'économie devrait durer jusqu'à la 
fin de l'année 2016", a précisé l'organisme dans un communiqué, 
alors qu'il tablait auparavant sur un début de reprise dans le 
courant de l'année.  
    Ses prévisions restent supérieures à celles de la banque 
centrale norvégienne, qui a prédit en décembre une croissance de 
1,1% en 2016, 1,9% en 2017 et 2,3% en 2018. 
    La prochaine décision de politique monétaire de la Norges 
Bank est attendue le 17 mars et les économistes interrogés par 
Reuters s'attendent à une baisse de taux.  
    Jeudi, l'institut national de la statistique a dit tabler 
pour sa part sur deux baisses de taux cette année, qui 
ramèneraient le taux directeur à 0,25% contre 0,75% aujourd'hui. 
    "Si les prévisions de croissance sont réduites, la banque 
centrale doit en tenir compte", estime Erik Bruce, analyste en 
chef de Nordea Markets. 
    Autre élément déterminant pour la politique monétaire, la 
hausse des prix reste soutenue: l'inflation de base a atteint 
3,4% sur un an en février, un chiffre supérieur aux attentes.  
     
 
 (Camilla Knudsen; Marc Angrand pour le service français) 
 
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