La neutralité libanaise peut résister au conflit syrien

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DÉCRYPTAGE - Confronté à la crainte d'un débordement de la guerre civile sur son territoire, le Liban se tient rigoureusement à l'écart du conflit.

Depuis le début de la révolution en Syrie, il y a un an et demi, le Liban officiel a choisi une stratégie de stricte neutralité, s'abstenant dans toutes les résolutions de la Ligue arabe. Cette politique de Naé bel-nafess (littéralement de «distanciation») est consensuelle, tant les partis libanais redoutent un débordement chez eux de la guerre civile syrienne. Soutenu par une très étroite majorité parlementaire prosyrienne (faite principalement de l'alliance contre-nature entre le Hezbollah chiite et le mouvement chrétien aouniste), mais originaire de Tripoli, fief sunnite majoritairement sympathique aux rebelles anti-Assad, le premier ministre - au Liban, toujours un sunnite - Najib Mikati a cherché à maintenir sur le terrain cette politique de neutralité. Voilà pourquoi, dès l'été 2011, dans la province septentrionale du Akkar, les autorités libanaises ont scellé militairement la frontière avec la Syrie, afin que le territoire libanais ne devienne pas un san

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