La naissance d'un front anti-Hollande

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La naissance d'un front anti-Hollande
La naissance d'un front anti-Hollande

Il y a le feu dans la majorité. Déjà occupés par les grèves, François Hollande et Manuel Valls doivent aussi faire face à la naissance d'un nouveau front politique, alors que s'ouvrent demain à l'Assemblée nationale les discussions sur deux textes essentiels pour le gouvernement (projet de loi de finances rectificatif et financement de la Sécurité sociale). Pour la première fois depuis le début du quinquennat, socialistes déçus, écologistes et communistes ont jeté les ponts d'un bloc clairement hostile à la politique du chef de l'Etat.

Qui le compose ? D'un côté, les 41 députés frondeurs du PS (de l'aile gauche comme Henri Emmanuelli à d'ex-proches de Dominique Strauss-Kahn comme Laurent Baumel ou des amis de Martine Aubry tel Jean-Marc Germain). De l'autre, Pierre Laurent le secrétaire général du Parti communiste. Au milieu, des écologistes d'EELV, avec l'ex-ministre Cécile Duflot en « marraine » des frondeurs. Ce week-end, ils se sont réunis pour la première fois à Paris. Tous sont des polytraumatisés du 14 janvier, le jour où, lors de sa conférence de presse semestrielle, François Hollande a annoncé son pacte de responsabilité.

Que veut-il ? « 20 Mds? de cadeaux aux entreprises, financés par les classes moyennes et populaires, c'est la goutte d'eau », estime le député Jean-Marc Germain. Les choix de François Hollande pour retrouver la croissance sont remis en cause. « La politique fiscale penche trop en faveur des entreprises et pas assez des ménages, le rééquilibrage est urgent », clame le député Laurent Baumel, qui milite pour des gestes plus marqués en faveur du pouvoir d'achat. Pour Stéphane Sitbon-Gomez, conseiller de Duflot, EELV se « désolidarise complètement du gouvernement ». La preuve, les écologistes ont rejeté ce week-end à l'unanimité le projet de loi de finances rectificatif.

Quelle stratégie ? « La gauche peut mourir », a mis en garde ce week-end le Premier ...

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  • bordo le mardi 1 juil 2014 à 14:52

    Mais non, il faut les laisser faire, ils sont comme les lemmings, ils se précipitent en masse compacte vers un destin fatal. Rien ne peut les arrêter et ils emportent ceux à qui il reste une once de bon sens. Sauf que, ce qui s'appelle pour les lemmings une falaise s'appelle pour eux les élections. Et là, comme ils savent qu'ils vont se prendre une atroce raclée, ils se dépêchent de faire absolument n'importe quoi.

  • M2711013 le mardi 17 juin 2014 à 12:14

    vivement une bonne dissolution...

  • jbellet le lundi 16 juin 2014 à 12:55

    ils n'ont toujours rien compris a l'économie! c'est grave