La musique coince sa bulle dans leurs bulles

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La Française Pop - Les Rita Mitsouko
La Française Pop - Les Rita Mitsouko

De « Daho » à « La Française Pop », en passant par « La B.O.²-M- », plusieurs ouvrages récents illustrent à merveille les interactions entre le dessin et la chanson.

Art muet, la bande dessinée n’a théoriquement pas grand-chose à offrir à la musique, art de l’éphémère souffrant peu d’être enfermé dans des cases. Théoriquement, seulement. Preuve que la première n’en finit pas d’explorer ses potentialités narratives, on ne compte plus, depuis quelques années, les albums ayant la seconde pour sujet. En cette fin 2015, la chanson française est particulièrement à l’honneur, avec des différences dans les modes de traitement qui témoignent de la vitalité des deux disciplines.

Un Daho intime et secret Dans Daho, l’homme qui chante (Delcourt), David Chauvel (scénario) et Alfred (dessin) ont opté pour le mode documentaire afin de raconter les différentes étapes de la réalisation d’un disque, en l’occurrence Les Chansons de l’innocence retrouvée (Polydor/Universal), sorti en 2013. Les deux auteurs ont suivi le chanteur pendant trois ans, à intervalles réguliers. Ils ont aussi interrogé une poignée de professionnels impliqués dans le projet (musiciens, directeur artistique, chef de projet, régisseur…), exactement comme l’aurait fait une équipe de télévision.

La différence ? La légèreté de leur matériel : ni caméra, ni micro mais de simples carnets de notes. Ce mode non intrusif de reportage, ajouté à la fréquence des rencontres, a permis d’accéder à un Daho à l’évidence plus intime et plus secret, notamment lorsque celui-ci a dû mettre son travail entre parenthèses en raison d’une péritonite (qui entraîna bien des rumeurs). « Etienne est quelqu’u...

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