La mort de Richard III racontée par la science

le
1

LONDRES, 17 septembre (Reuters) - Des scientifiques britanniques ont examiné minutieusement les blessures subies par Richard III à la bataille de Bosworth pour en déduire que le monarque a sans doute été tué très rapidement par deux coups portés à la tête par des objets tranchants. Leur analyse de la dépouille du dernier roi d'Angleterre mort sur un champ de bataille, le 22 août 1485, suggère que Richard III a été attaqué par un ou plusieurs adversaires et que neuf des onze coups clairement infligés pendant le combat ont visé son crâne. Une blessure au pelvis pourrait également avoir été fatale. Ces conclusions sont cohérentes avec les récits de la bataille livrés à l'époque et l'examen confirme également l'hypothèse selon laquelle le dernier roi de la maison d'York ne portait pas de heaume et qu'il était protégé par une armure sur les bras et les mains. L'équipe de scientifiques dirigée par Sarah Hainsworth, professeur d'ingéniérie des matériaux à l'université de Leicester, a utilisé plusieurs techniques de tomographie par ordinateur (scanners) pour analyser les traumatismes sur le squelette et déterminer quel coup avait pu entraîner la mort de Richard III. Les restes du souverain, immortalisé par la tragédie de William Shakespeare, ont été découverts en 2012 par des archéologues sous un parking municipal de Leicester, près du champ de bataille de Bosworth, puis authentifiés l'an dernier. Sa mort mit fin à la guerre des Deux-Roses entre la maison d'York et la maison de Lancaster, une guerre civile de trente années qui s'acheva par l'accession au trône d'Angleterre de Henri VII. (Kate Kelland; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mucius le mercredi 17 sept 2014 à 08:08

    Il ne portait pas de casque : eh voila!