La mort d'Holbrooke affecte la stratégie afghane d'Obama

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Le diplomate américain avait fait ses preuves au Vietnam et dans les Balkans.

Ses derniers mots auront été pour l'Afghanistan. Tandis que son chirurgien d'origine pakistanaise l'endormait ce vendredi à Washington pour une opération qui devait durer 21 heures, mais qui ne sauverait pas sa vie, Richard Holbrooke, 69 ans, figure emblématique de la diplomatie américaine, lui a dit : «Vous devez arrêter la guerre en Afghanistan.»

C'était la tâche à laquelle il s'était lui-même attelé en tant qu'émissaire spécial du président Obama, en charge du volet civil de l'opération de contre-insurrection. Mais, après deux ans d'efforts et de navettes épuisantes entre les montagnes afghanes, les centres de pouvoir de Kaboul, d'Islamabad et toutes les autres capitales impliquées dans le dossier, ce grand diplomate américain s'est éteint, lundi soir, victime d'un trou dans l'aorte, avant d'avoir achevé sa tâche herculéenne.

Un «géant», selon Obama

Sa disparition laisse un vide béant sur le versant le plus complexe de la stratégie de contre-insu

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