La montée du niveau de la mer varie selon les régions

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La fonte de la banquise, conséquence directe du réchauffement climatique, explique pour partie les différences en matière de montée du niveau des océans.
La fonte de la banquise, conséquence directe du réchauffement climatique, explique pour partie les différences en matière de montée du niveau des océans.

Ce constat émane de l'Agence spatiale européenne.



Célèbre corollaire du réchauffement climatique, qui lui-même s'explique en premier lieu par l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique, la hausse du niveau des océans menace déjà plusieurs villes et pays, les États insulaires en tête. Elle peut néanmoins varier considérablement selon les régions si l'on en croit une étude de l'Agence spatiale européenne, qui a publié avant-hier le résultat de mesures altimétriques des océans effectuées par six satellites (ERS-1, ERS-2, Envisat, Topex-Poséidon, Jason-1 et Jason-2) entre octobre 1992 et février dernier.


« Si le niveau est monté de près de douze millimètres par an au large des Philippines, il a baissé d'autant au sud de l'Alaska », rapportent en effet, à titre d'exemple, nos confrères du Figaro. À l'échelle globale, le niveau de la mer serait monté en moyenne de trois millimètres par an. « Pas de quoi noyer la Hollande », pourrait ironiser le célèbre climatosceptique et ci-devant ministre de l'Éducation Nationale Claude Allègre. Il reste que cette hausse a suffi à poser la question de la survie à moyen terme de certains États, dont l'archipel des Maldives.



Deux causes principales selon le GIEC


Et le quotidien, qui évoque également le cas de la mer Caspienne, « dont le niveau baisse de façon inquiétante », d'ajouter : « Entre ces variations extrêmes, toutes les nuances possibles s'observent. Les côtes de l'Australie, comme celles de Madagascar, voient l'eau monter dangereusement pendant que l'ouest des États-Unis et l'Europe restent globalement épargnés. » En tout cas pour le moment...


Ces disparités, qui ne sont pas sans conséquences pour l'économie et bien sûr pour la biodiversité marine, s'expliqueraient d'après le GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) par l'érosion de la banquise, laquelle atteint actuellement des niveaux record dans l'océan Arctique, et par la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur accrue. « Les courants océaniques, qui influencent la répartition de chaleur et transportent les eaux de fonte, joueraient alors un rôle clef dans les disparités observées », résume Le Figaro.


La science a toutefois beaucoup de progrès à accomplir d'ici à ce que le reste du voile soit levé. Et en attendant, les décideurs du monde entier auraient tout intérêt à prendre leurs responsabilités environnementales, dès le prochain sommet international sur le climat de Doha (Qatar) si possible, même s'il ne faut pas en espérer monts et merveilles, sous peine d'en arriver à une situation intenable...


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