La monarchie espagnole bringuebale

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Juan Carlos, qui vient d'avoir 76 ans, est apparu affaibli le 6 janvier dernier.
Juan Carlos, qui vient d'avoir 76 ans, est apparu affaibli le 6 janvier dernier.

Il y a tout juste une semaine de cela, on voyait le monarque espagnol sous son meilleur jour, à la veille de son 76e anniversaire : en une du très glamour magazine Hola, notamment grâce à Photoshop, Juan Carlos apparaissait serein, en forme, "prêt à continuer (sa) mission pour longtemps encore". Cette image rayonnante s'est brouillée. Au-delà des raisons liées directement à sa figure, l'estocade a été portée par un juge entêté et populaire. José Castro, qui se penche sur le dossier depuis une année, a mis en examen la fille cadette du roi, l'infante Cristina : celle-ci est accusée de "fraude fiscale et de blanchiment de capitaux" dans le cadre de l'affaire Noos. Cette fondation prétendument à but non lucratif que son mari, Iñaki Urdangarin, présidait entre 2004 et 2006, a détourné 6,2 millions d'euros d'argent public. Jusqu'alors, si Urdangarin avait été mis en examen, l'infante y avait échappé, le parquet estimant que son rôle à la tête de la fondation était "purement symbolique". Cette thèse officielle arrangeait beaucoup de monde dans les hautes sphères du pouvoir, au sein de la maison royale et aux yeux du gouvernement Rajoy, déjà préoccupé par l'effondrement de la popularité de l'institution monarchique depuis trois ans : démêlés judiciaires du "gendre idéal" Iñaki Urdangarin, partie de classe clandestine au Botswana de "Sa Majesté" en avril 2012, rumeurs selon lesquelles une partie de l'héritage du comte de...

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