La mobilisation contre le mariage homosexuel marque le pas

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NOUVELLE MOBILISATION À PARIS DES OPPOSANTS AU MARIAGE HOMOSEXUEL
NOUVELLE MOBILISATION À PARIS DES OPPOSANTS AU MARIAGE HOMOSEXUEL

PARIS (Reuters) - Plusieurs dizaine de milliers d'opposants au mariage homosexuel ont manifesté dimanche à Paris pour demander à François Hollande de renoncer à son projet de loi sur le "mariage pour tous", qui devrait être définitivement adopté mardi au Parlement.

Mais la mobilisation contre ce texte a marqué le pas par rapport à la manifestation du 24 mars, qui avait réuni 300.000 personnes selon la police, 1,4 million selon les organisateurs.

Selon la préfecture de police de Paris, 45.000 personnes ont défilé dimanche de la place Denfert-Rochereau, dans le XIVe arrondissement, à l'esplanade des Invalides.

Le collectif "La Manif pour tous", organisatrice de cette marche, a pour sa part revendiqué 270.000 participants.

"Il s'agissait d'une manifestation de nature régionale et non pas nationale, donc je ne tirerais pas de conclusion trop hâtive du chiffre des manifestants", a cependant dit la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, à France-Inter.

Les manifestants, surtout des familles mêlant enfants, parents, adolescents et personnes âgées, ont défilé sous le soleil avec un mot d'ordre, "Hollande, ta loi on n'en veut pas".

En fin d'après-midi, alors qu'ils commençaient à se disperser, aucun débordement n'était signalé, contrairement au 24 mars et aux craintes suscitées par la radicalisation du mouvement observé ces dernières semaines.

La police ne mentionnaient que trois interpellations. L'une en début de manifestation (une personne en possession de bombes lacrymogènes) et deux peu avant 16h00 (des personnes également en possession de bombes lacrymogènes, ainsi que de coups de poing américains et de matraques télescopiques).

"RÉSISTANCE"

Le risque de voir des activistes d'extrême droite, auteurs ces temps-ci d'agressions homophobes, se mêler au cortège avait incité les organisateurs à déployer un service d'ordre conséquent en plus de l'important dispositif policier mis en place par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Les manifestants, rangés sous une marée de drapeaux roses et bleus derrière une banderole proclamant "Tous gardiens du code civil" et des élus, en particulier de l'UMP, ceints de leur écharpe tricolore, réclamaient un référendum ou le retrait pur et simple du texte.

"La loi n'est ni votée ni promulguée. Nous avons prévenu le président de la République dès le mois de novembre que nous ne lâcherions rien et que nous ferions tout pour que ce projet de loi ne soit pas adopté ou soir retiré une fois adopté", a dit à Reuters le coordinateur de la manifestation, Albéric Dumont.

La présidente du Parti Chrétien-Démocrate, Christine Boutin, particulièrement active, a pour sa part estimé que l'enjeu dépassait le projet de loi sur le "mariage pour tous".

Elle a comparé le mouvement au syndicat Solidarnosc, qui a été à la pointe de la lutte contre le communisme dans la Pologne des années 1980. "Que le texte soit voté mardi ou pas, ça ne change absolument rien, le combat et la résistance silencieuse et pacifique sont en marche à l'image de Solidarnosc."

APPELS AU CALME

La porte-parole du collectif "La Manif pour tous", Frigide Barjot, avait lancé un appel au calme en fin de matinée et averti que le service d'ordre de la manifestation - un millier de bénévoles et les agents de trois sociétés de sécurité engagés pour l'occasion - dénonceraient les éléments extrémistes.

Selon le ministère de l'Intérieur, quelque 2.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour parer à toute violence.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, était allé en début d'après-midi sur le parcours de la manifestation vérifier le dispositif de sécurité.

"Il appartient aux organisateurs de la manifestation que les choses se passent le mieux possible", avait-il averti, accusant des "groupes d'extrême droite" et "très violents" de vouloir "atteindre les institutions de la République".

Frigide Barjot avait promis du "sang" aux autorités si elles maintenaient le projet de loi, avant de retirer ses propos et de prendre ses distances avec les extrémistes.

Au départ du cortège, où l'on ne pouvait entendre ou lire aucun slogan homophobe, elle a averti que les organisateurs de la "Manif pour tous" prendraient en photo, avec leurs téléphones portables, les fauteurs de troubles éventuels.

Lors d'une conférence de presse improvisée avant le départ du cortège, elle a également averti le chef de l'Etat que les opposants au "mariage pour tous" n'entendaient pas désarmer et a demandé de nouveau à François Hollande d'être reçue en urgence.

Manuel Valls a pour sa part estimé que le climat de tension entretenu ces dernières semaines par les opposants au mariage homosexuel n'était "évidemment pas acceptable".

"Ceux qui soutiennent ce texte de loi comme ceux qui ne sont pas d'accord avec lui savent bien que ce climat doit cesser", a dit le ministre de l'Intérieur. "Mardi, l'Assemblée nationale se prononcera, la légitimité du Parlement, de l'Assemblée nationale ne peut pas être mise en cause dans une démocratie."

Des associations de défense des homosexuels avaient pour leur part organisé une contre-manifestation sur la place de la Bastille mais elle n'a rassemblé que 3.500 personnes, selon la préfecture de police.

Emmanuel Jarry et Yves Clarisse, avec Pauline Mevel, édité par Yves Clarisse

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  • M9390997 le lundi 22 avr 2013 à 09:12

    Ce sont les mêmes qui ont fait le rapprochement familiale, les Cathos !Libeté / Egalité / Fraternité. Ca se fissure.....

  • baljo le dimanche 21 avr 2013 à 20:52

    Les chiffres le démontrent.

  • jean-648 le dimanche 21 avr 2013 à 20:08

    Ah ça y est j'ai compris: Boutin et Barjo veulent se marier. L'une avec la subtilité de Bigard et l'autre avec l'intelligence de Ribery. Une nouvelle race est née..

  • M6197799 le dimanche 21 avr 2013 à 18:07

    Excellent exemple de manipulation par des journalistes vendus au pouvoir : il n'y a rien dans l'article qui tende à démontrer que la manif marque le pas, mais c'est pourtant le titre de la dépêche de Reuters !