La mise en place d'un système de fonds de pension reste d'actualité

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(NEWSManagers.com) - Le militant des fonds de pension remonte au créneau. Denis Kessler, PDG du groupe Scor, redit tout le bien qu'il pense des fonds de pension dans la dernière livraison de la Revue de la stabilité financière consacrée au financement de l'économie et notamment à la contribution des sociétés d'assurance et des gestionnaires d'actifs ( " Financement de l'économie : De nouveaux canaux pour la croissance" , avril 2015, RSF).

Dans un article sur le financement à long terme de l'économie dans le nouveau contexte réglementaire, Denis Kessler rappelle que les fonds de pension, qui constituent le support privilégié de l'épargne de cycle de vie chez la plupart de nos partenaires, restent " de facto bannis du paysage français dans la mesure où ils n'y bénéficient pas du régime fiscal et social des cotisations d'assurance vieillesse" . " Leur taxation est particulièrement élevée et complexe" , souligne Denis Kessler. Il se trouve par ailleurs que le système d'assurance retraite français, confronté à des problèmes de financement croissants, " se dirige vers un système " beveridgien" par réduction progressive du niveau relatif des pensions des classes moyennes et supérieures du secteur privé" , écrit Denis Kessler.

Les classes moyennes doivent donc impérativement épargner pour la retraite si elles veulent éviter une chute brutale de leur niveau de vie au moment du passage à la retraite. " La mise en place, en France, d'un système de fonds de pension similaire à celui de nos principaux partenaires et bénéficiant du même traitement fiscalo-social que les cotisations d'assurance vieillesse reste donc d'actualité" , estime Denis Kessler. D'autant plus que," comme le montre l'expérience, le vecteur institutionnel le plus pertinent pour le financement de long terme demeure le mécanisme des fonds de pension dont l'absence fait si cruellement défaut à la France" .

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  • M9244933 le lundi 4 mai 2015 à 15:18

    (suite) En même temps, pendant qu'ils cotisent, ils ne savent pas ce que les caisses de retraite vides leur réservent pour l'avenir. Je ne plaide pas pour la capitalisation uniquement (avec sa dose d'aléas) mais au moins on constitue un capital, pas une vague promesse qu'un jour ce sera son tour de toucher comme dans notre système de répartition.

  • M9244933 le lundi 4 mai 2015 à 15:11

    Pendant que nos bien-pensants et les syndicats ne voulaient pas de retraite par capitalisation (sauf pour les seuls fonctionnaires et leur Préfon pour lequel un quart des versements est déductible...), les fonds de pension des autres pays ont acheté massivement, et depuis des décennies, des actions de nos entreprises. Conséquence: nos salariés du privé travaillent pour faire les bénéfices qui paieront les retraites des retraités d'autres pays.