La ministre du Logement ne veut pas «interdire» Airbnb

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VIDÉO - Emmanuelle Cosse a affirmé sa volonté d’encadré au mieux l’activité des sites web proposant des locations de courtes durées. «Le numérique ne peut pas être la jungle», a-t-elle martelé.

La ministre du Logement Emmanuelle Cosse a affirmé mardi la nécessité de mieux encadrer mais «pas d’interdire» l’activité des sites internet tels qu’Airbnb proposant des locations pour des séjours de courte durée, jugeant que «le numérique ne peut pas être la jungle». «Avec (la secrétaire d’Etat au Numérique, ndlr) Axelle Lemaire nous ne voulons pas interdire» les plateformes de location de courts séjours entre particuliers, a affirmé la ministre sur France Info.

«Le numérique est un outil formidable, mais ça ne peut pas être la jungle: les gens (qui mettent leur bien en location) doivent payer la taxe de séjour, déclarer leurs revenus», a-t-elle poursuivi. Car Airbnb est devenu «un site marchand où tout le monde met en location ses biens, à tel point que (...) se loger devient difficile pour des gens comme vous et moi», a jugé Mme Cosse. «Et ce n’est pas qu’un phénomène parisien: j’ai été saisie par le maire d’Ajaccio, par des maires de communes basques», a rapporté la ministre.

Il y a quelques jours, invitée du Club Immo/Explorimmo, la ministre avait déjà tenu des propos qui allaient dans ce sens. «Rappelez-vous ce que c’était au départ: mettre à disposition un canapé ou une chambre pour quelques jours. Il n’y avait pas d’échange financier», a-t-elle notamment rappelé.

Interdiction d’Airbnb en Allemagne

En cours d’examen au Sénat, le projet de loi République numérique «ne règle pas» la question de «l’inégalité de traitement» entre loueurs professionnels et plateformes de location entre particuliers, a estimé lundi la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). «Si un pas semble être fait vers plus de transparence en termes d’enregistrement et de déclaration, la collecte» de la taxe de séjour par ces plateformes communautaires «reste facultative», privant les communes de «recettes pourtant nécessaires au dynamisme de la vie locale», a estimé la fédération.

Ces dernières semaines ont vu émerger des systèmes beaucoup plus radicaux pour mettre fin aux problèmes liés aux locations de courtes durées et à leurs abus. En Allemagne, Berlin mène une guerre sans merci aux propriétaires qui louent illégalement un bien. Outre une amende pouvant atteindre 100.000 euros, elle compte également sur la délation. Grâce à un document mis en ligne, n’importe qui peut désormais anonymement prévenir les autorités d’une location suspecte. Beaucoup de Berlinois se plaignant de voir les loyers grimper en flèche, il est fort possible que cet appel remporte un certain succès.

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  • sibile il y a 7 mois

    les revenus fonciers sont imposables comme n'importe quel revenu

  • kram123 il y a 7 mois

    les mecs cumulent les places et ne payent pas un euro d'impot sur les revenu et ils viennent nous faire la morale

  • sibile il y a 7 mois

    les touristes n'ont qu'à aller ailleurs

  • bordo il y a 7 mois

    "Des gens comme vous et moi" ! Quand je pense qu'elle se prélasse dans les palais de la République à nos frais, et en plus elle se paye notre tête.