La méthode Kita

le
0
La méthode Kita
La méthode Kita

Dès son arrivée à Nantes en 2007, Waldemar Kita a été la cible des critiques. Quatrième de Ligue 1 après plusieurs années de purgatoire en Ligue 2, le président franco-polonais du FCN savoure, comme il l'a confié à France Football. « Ce n'est pas une revanche, même si ce n'est pas agréable de se faire insulter et traiter de tous les noms. Heureusement que je n'ai pas pris tout ça au sérieux. Ces attaques personnelles et ces banderoles hostiles viennent de gens qui sont manipulés. Dialoguer avec n'y changera rien, assure-t-il. Quand j'ai repris ce club, en 2007, il était en morceaux et il a fallu repartir de zéro. Le staff médical faisait ce qu'il voulait, les terrains d'entraînement tombaient en ruine et le stade de la Beaujoire n'était pas non plus en très bon état. Ce n'est pas parce que j'ai mis beaucoup d'argent que cela a fini par marcher. Mais parce qu'on a remis les choses d'aplomb tous ensemble et à tous les niveaux, sportifs, financier et administratif. Je l'avais dit à mon arrivée : " Il faudra cinq ans pour redresser ce club qui est une légende mais qui est à l'abandon." »

Un changement de méthode, et un retour !

Après la relégation en 2009 et des années difficiles en L2, Waldemar Kita, pris en grippe par le public nantais, a alors changé de méthode. A l'aube de la saison 2012-2013, il a même nommé au poste d'entraîneur Michel Der Zakarian, alors qu'il l'avait licencié en 2008. « J'ai décidé de beaucoup déléguer. En nommant mon fils, Franck, directeur général, j'ai voulu diminuer le nombre d'intermédiaires. Lui est au club tous les jours, mois j'y vais une fois par semaine seulement, mais je suis en contact quotidien avec Michel Der Zakarian. J'ai commis l'erreur de ne pas écouter mon intuition et ma philosophie et d'être trop attentif aux conseils de ceux qui prétendaient connaître ce club. J'ai été trop respectueux et j'aurais dû imposer ma vision des choses plus tôt. »

Un système de salaires bloqués

L'ancien président du FC Lausanne de 1998 à 2001 aussi décidé d'appliquer la méthode des « salaires bloqués » utilisée notamment à Lorient, Saint-Etienne, Rennes et à plus grande échelle à Arsenal. « Celle que nous avons mise en place : un vestiaire homogène qui ne soit pas divisé par des histoires d'argent en appliquant un barème de salaires compris entre 15 000 et 35 000 euros, et avec des primes de résultats élevés. Je suis quand même content que les gens perçoivent une adéquation entre ce qui se passe actuellement et ce que j'ai voulu mettre en place dès le premier jour. Même si c'est un peu prétentieux de le dire. » Résultat : Nantes est quatrième de Ligue 1 et a retrouvé son public.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant