La météo ralentit la consommation d'électricité

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Le bilan électrique 2014 publié mardi par Réseau de transport d'électricité (RTE) montre une baisse de la demande. Les températures extrêmement clémentes enregistrées l'année dernière sont les premières responsables de la situation.

Gaz et électricité, même combat. La semaine dernière, le bilan de l'année gazière publié par GRTgaz, le réseau de transport en France, témoignait d'une très forte baisse de la consommation. L'année 2014, l'année la plus chaude depuis le début du XXe siècle, a en effet fortement ralenti la demande de chauffage. Cette situation se vérifie aussi pour l'électricité, avec les chiffres publiés mardi par Réseau de transport d'électricité (RTE), l'entreprise filiale d'EDF qui pilote les lignes haute et très haute tension: en 2014, la consommation brute d'électricité a baissé de 6% par rapport à 2013 pour s'établir à 465,3 térawatttheures (TWh). Toutefois, corrigée des aléas climatiques, ce repli n'est que de 0,4%. À noter que la consommation de la grande industrie est stable tandis que celle des PME et des professionnels recule légèrement.

Le renouvelable monte en puissance

Le ralentissement de la consommation d'électricité en 2014 n'est pas le seul fait notable de ce bilan électrique. RTE insiste également sur la montée en puissance des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse…) qui ont représenté près de 20% de la consommation d'électricité française l'année dernière. Le double phénomène - modération de la demande et essor du renouvelable - a permis de diminuer de plus de 40% les émissions du CO2 électrique, souligne RTE. Surtout, fait nouveau, la production des énergies renouvelables, devance la part de la production thermique fossile (gaz, charbon…), avec 28 TWh d'électricité produite.

Ce chiffre est une bonne nouvelle pour les acteurs du renouvelable, qui peuvent s'appuyer sur «la clarification du dispositif réglementaire ainsi que des dispositions économiques plus favorables». RTE indique que les capacités de production éolienne et photovoltaïque ont gagné 1900 MW, «portant la puissance installée éolienne à plus de 9100 MW et photovoltaïque à près de 5 300 MW».

Ce développement n'empêche pas que le secteur du renouvelable attend des engagements encore plus forts de la part des pouvoirs publics. Tandis que la branche éolienne stigmatise des lenteurs de procédures juridiques et administratives - qui font qu'un dossier met six ans en moyenne pour devenir opérationnel -, les professionnels du solaire rappellent que le gouvernement devait lancer des appels d'offres importants à intervalles réguliers. Ce qui n'est toujours pas le cas.

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  • remimar3 le mardi 27 jan 2015 à 14:42

    Ralentir voudrait dire qu'il y a progression de la consommation, or elle baisse.J'aurais titré : la consommation d'électricité fait marche arrière.