La métamorphose de Lucas Biglia

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Avant le Mondial, Lucas Biglia était un milieu de terrain stérile venu du championnat belge et destiné à une fin de carrière sans héritage. Mais depuis le Brésil, l'Argentin est un autre joueur. Titulaire aux côtés de Mascherano dans le milieu de l'Albiceleste, Biglia est aussi devenu l'homme fort du milieu de terrain de la Lazio de Stefano Pioli.

Lorsqu'il arrive au Brésil pour disputer la Coupe du monde cet été, Lucas Biglia se fait discret. Du haut de ses 13 sélections à 28 ans, le milieu n'atteint même pas un tiers du nombre de capes du titulaire Fernando Gago. D'ailleurs, il n'a ni la classe, ni le talent, ni le palmarès de son concurrent direct. Son (seul) truc, à lui, c'est l'effort et la récupération, et il se trouve qu'Alejandro Sabella est déjà bien garni avec Javier Mascherano. Et Biglia ne fait même pas l'unanimité au pays. Sabella a laissé les frissons d'Ever Banega et de Javier Pastore à la maison. Et forcément, les doutes sont épais autour de l'utilité de la platitude du jeu de l'ex d'Anderlecht. Et cela se ressent dès le début de la compétition. En poule, Biglia grapille les minutes et bouche les trous. Il entre à la 87e minute contre la Bosnie, à la 94e contre l'Iran et à la 91e contre le Nigeria. Biglia n'est alors qu'un pompier, et ce rôle lui va bien. Docile, serviable et efficace, mais sans prétention. Mais le 1er juillet 2014 à São Paulo, l'Argentine affronte la Suisse en huitième de finale. À la 75e minute, Palacio remplace Lavezzi. À la fin du temps réglementaire, à 0-0, Biglia est encore chaudement assis sur le banc, loin du spectacle, de la bataille et des critiques. Basanta remplace Rojo à la fin de la première moitié de la prolongation. Toujours rien. Et encore 0-0. Et puis, le déclic
Déclic suisse
À la 106e minute, les pieds sérieux de Biglia prennent la place des jambes capricieuses de Fernando Gago. Sabella transforme son 4-3-3 et décide de sacrifier la virtuosité de ses attaques au nom de l'équilibre défensif. Dix minutes plus tard, Di María qualifie les Gauchos en quarts. Sabella installe Biglia aux côtés de Mascherano et met en place un 4-4-2 de rigueur. Le joueur de la Lazio ne ratera pas une minute du reste de la compétition. Le soir de la finale, il est parfait. Avec la note de 7, le quotidien Olé en fait un héros : "Une seule fausse note en 120 minutes ne nous empêchera pas de dire qu'il a tout bien fait. Biglia n'a pas seulement fait avorter les mille tentatives allemandes dans sa zone, il a aussi lancé de nombreux contres, qu'il a mis en marche à l'aide de son attitude, sa capacité physique et son intelligence pour couvrir les espaces. Le meilleur Argentin de la finale." Tout là-haut.

Le monde s'étonne alors, de Buenos Aires à Rio de Janeiro en passant par...




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