La mère de Tony Meilhon veut être partie civile

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LA MÈRE DE TONY MEILHON VEUT ÊTRE PARTIE CIVILE AU PROCÈS DE SON FILS
LA MÈRE DE TONY MEILHON VEUT ÊTRE PARTIE CIVILE AU PROCÈS DE SON FILS

RENNES (Reuters) - La mère de Tony Meilhon, le meurtrier présumé de Laëtitia Perrais en 2011, souhaite se porter partie civile contre son fils dans le procès qui s'ouvrira mercredi à Nantes, a t-on appris auprès de son avocat.

"Elle ne veut pas être considérée comme à moitié responsable ou à demi coupable mais comme une victime de ce qui a été fait par son fils", a expliqué à Reuters Yvon Chotard, confirmant des informations parues dans la presse locale.

L'avocat a également précisé que cette femme avait eu des relations très difficiles avec son fils et qu'elle avait été très affectée par le crime qu'il est accusé d'avoir commis en janvier 2011 à Pornic (Loire-Atlantique), souffrant de dépression.

"Elle a le sentiment d'avoir tout fait pour lui, de l'avoir déjà accompagné dans des moments très difficiles et de n'avoir eu en retour que du chantage affectif, des menaces et des pressions", a t-il dit.

"Elle s'identifie à la victime et redoutait que son fils ne lui réserve un traitement comparable", a t-il ajouté, précisant que la mère de Tony Meilhon souhaitait également être protégée du "tribunal médiatique" qui pourrait la mettre en cause au cours du procès.

Cette demande de constitution de partie civile sera formulée au premier jour de l'audience, a indiqué Yvon Chotard. Si elle est acceptée, ce sera la première fois en France que la mère d'un homme accusé de meurtre est reconnue comme partie civile.

Tony Meilhon, 33 ans, sera jugé du 22 mai au 7 juin par la cour d'assises de Nantes pour le meurtre de Laëtitia Perrais, une jeune serveuse de 18 ans qui avait disparu en janvier 2011 et dont le corps démembré avait été retrouvé en deux plans d'eau de la région distants de plusieurs kilomètres.

Laëtitia Perrais avait été vue une dernière fois vivante, en compagnie de Tony Meilhon, dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011.

Après son interpellation, le 20 janvier, Tony Meilhon avait soutenu avoir tué accidentellement la jeune fille mais la découverte de son corps démembré a permis d'établir qu'elle était morte après avoir été étranglée et avoir subi plusieurs coups de couteau.

L'accusé étant en liberté conditionnelle au moment des faits après avoir purgé une peine de prison pour différents délits, l'affaire avait soulevé une vive émotion et suscité une polémique autour de la question de l'application des peines.

Pierre-Henri Allain, édité par Patrick Vignal

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