La mer Méditerranée: une poubelle à ciel ouvert

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La mer Méditerranée: une poubelle à ciel ouvert
La mer Méditerranée: une poubelle à ciel ouvert

Depuis la construction du barrage d'Assouan sur le Nil, le Rhône est la première voie d'apports fluviatiles à la mer Méditerranée. Avec un débit moyen de 1700 m3/s à son embouchure, trois fois supérieur à la somme des débits des autres fleuves méditerranéens (Ebre : 200 m3/s, Arno : 103 m3/s, et Tibre : 234 m3/s), le Rhône peut véhiculer des quantités importantes de contaminants chimiques.

Quels sont ces produits ? En quelles quantités sont ils déversés, quels sont les risques ?

Des suivis très fins, adaptés à la quantification des flux dissous, particulaires et polluants associés, ont été mis en place au niveau de la Station Observatoire du Rhône en Arles (SORA). Le constat présenté dans un rapport* de l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse, rattaché au Ministère de l'Ecologie, est inquiétant.

Augmentation des nitrates, diminution des phosphates

L'augmentation des concentrations en nitrates est une des caractéristiques majeures du changement de qualité des rivières en Europe au cours des 20 à 30 dernières années. Cette augmentation est essentiellement due à l'utilisation d'engrais azotés dans l'agriculture qui, pour la France, a plus que doublé depuis les années 50.

En revanche une nette diminution des flux de phosphates a été observée suite aux mesures prises pour limiter l'usage des détergents phosphatés et pour l'amélioration du traitement des eaux usées.

Mais l'évolution opposée de ces deux éléments, à la

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