«La menace d'une action en justice aux États-Unis convainc banques et entreprises de coopérer»

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(lerevenu.com) - La Bourse ne semble pas impressionnée par les gros montants de transactions que les sociétés cotées paient aux autorités américaines pour éviter d'être condamnées par la justice pour faits de corruption, ententes illicites ou violations des embargos. Votre livre, «Deals de justice» (*), explique pourtant que Siemens, pour des faits de corruption, a lutté pour sa survie en 2008. Comment l'expliquez-vous ? Pierre Servan-Schreiber: C'est difficile à comprendre. Peut-être les marchés considèrent-ils que des sanctions font partie du business as usual. Pourtant, les coûts des enquêtes, mais surtout le montant des transactions, peuvent être très élevés.  Que peuvent faire les entreprises pour se prémunir contre de telles conséquences ? Pierre Servan-Schreiber: Les banques ont été les premières à s'organiser en créant des services juridiques, des départements d'inspection et de conformité. Logique, car les établissements financiers sont davantage exposés et font l'objet d'enquêtes fréquentes, à un titre ou à un autre, particulièrement depuis 2008. Mais, pour tous les grands groupes internationaux, la tendance de fond est de s'organiser en interne pour prévenir ou résoudre ce type de contentieux, ce qui revient moins cher que de payer des amendes considérables, sans parler du préjudice d'image. Ce mode de règlement des délits d'entreprise hors des tribunaux est-il en plein essor ? Pierre Servan-Schreiber: Oui. Dans le domaine

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