La méga-faillite immobilière espagnole a bien eu lieu

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Avec la liquidation judiciaire du promoteur Martinsa-Fadesa, lâ¤(TM)Espagne affronte la plus grande faillite immobilière de son histoire. Cela nâ¤(TM)empêche pas la pierre de donner des signes de reprise dans ce pays depuis 2014.

Les craintes concernant lâ¤(TM)avenir du promoteur espagnol Martinsa-Fadesa nâ¤(TM)ont pas tardé à se confirmer. Evoquée la semaine, la liquidation de ce géant immobilier a été annoncée lundi soir, faute de soutien à son plan de redressement. Câ¤(TM)est la fin dâ¤(TM)un des symboles des abus ayant conduit à la débâcle du secteur. Selon la presse, son nouveau plan de sauvetage a été rejeté par 75% de ses créanciers qui avaient jusquâ¤(TM)au 26 février pour se prononcer, ce qui lâ¤(TM)a acculé à la faillite.

Selon son rapport 2014 publié vendredi soir, le groupe, présent surtout en Europe (Espagne, France, Roumanie, Hongrie, Pologne, République tchèque) mais aussi au Maroc et au Mexique, affichait une dette totale de sept milliards dâ¤(TM)euros fin 2014. La société dispose dâ¤(TM)actifs évalués à 2,4 milliards.

Ses créanciers Banco Popular, Abanca, la Sareb (la «bad bank» espagnole créée en 2012 pour gérer les actifs immobiliers toxiques gonflant les bilans des banques) et Caixabank, ont estimé que le plan de sauvetage nâ¤(TM)était pas viable, selon le journal économique Cinco Dias.

Ces institutions «ne devraient toutefois pas être touchées étant donné quâ¤(TM)elles ont déjà dû prévoir de larges provisions, et plusieurs organes de gestion dâ¤(TM)actifs ont été créés», selon Pablo Kindelan, du cabinet de consultants DTZ.

Le groupe, dont le dépôt de bilan à lâ¤(TM)été 2008 fut le plus important de lâ¤(TM)histoire du pays avec une dette colossale de 7,2 milliards dâ¤(TM)euros, avait été sauvé de justesse en mars 2011 par un plan de refinancement. Il prévoyait alors le remboursement de la dette sur huit ans, à partir de 2012 mais nâ¤(TM)a pas pu redresser la barre.

Le groupe, dirigé par Fernando Martin, ne sâ¤(TM)est jamais vraiment remis de lâ¤(TM)achat de Fadesa pour plus de quatre milliards dâ¤(TM)euros en 2007, avant lâ¤(TM)explosion de la bulle immobilière. Le dirigeant de Fadesa, Manuel Jove, dont la fortune personnelle est estimée à deux milliards par le magazine Forbes, avait vendu 55% de parts du groupe Fadesa pour trois milliards dâ¤(TM)euros. Il a été accusé dâ¤(TM)avoir surévalué lâ¤(TM)entreprise, mais Martinsa nâ¤(TM)a pas eu gain de cause.

Investisseur chinois

Comme Martinsa-Fadesa, plusieurs autres importants groupes immobiliers espagnols ont déposé le bilan ces dernières années: le promoteur Reyal Urbis, croulant sous plus de 3,6 milliards de dette, ReyalHabitat (2,8 milliards), ou Sacresa (1,8 milliard).

Mais cette faillite est sans doute la dernière de cette ampleur dans un secteur qui a donné en 2014 des signes de reprise, avec de nouveaux profils dâ¤(TM)investisseurs issus non pas du monde de la pierre mais de la finance comme le milliardaire chinois Wang Jianlin, a noté le quotidien espagnol el Mundo dimanche. Les ventes de logements ont progressé en Espagne en 2014 pour la première fois depuis 2010, de 2,2% sur un an selon lâ¤(TM)Institut national de la statistique.

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  • d.e.s.t. le jeudi 12 mar 2015 à 10:19

    On aurait aimé voir quelques-uns des dirigeants en prison, mais c'est plus facile d'emprisonner les voleurs de pommes que les dirigeants d'entreprise ou les politiciens corrompus et indélicats!