La médecine légale à l'heure moléculaire

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Il est devenu quasi impossible de tuer quelqu'un sans laisser de traces?

La naissance de l'analyse des empreintes génétiques, dans les années 1980, a très largement contribué à la notion de «preuve scientifique»: en effet, autant il est facile de ne pas laisser ses empreintes digitales sur le lieu d'un crime, autant il est quasi impossible de ne pas y déposer la moindre trace de son ADN. Et s'il fallait au départ trouver des cellules entières, on utilise aujourd'hui l'empreinte génétique issue de l'ADN présent dans les mitochondries des cellules (des petites structures qui permettent à la cellule de produire son énergie): or, elles sont beaucoup plus nombreuses et plus résistantes, ce qui augmente encore les chances de mettre la main dessus. Seul bémol: l'ADN issu des mitochondries étant celui de la mère, tous les enfants d'une même fratrie présentent donc le même.

«Dans les années 1990, c'est la toxicologie qui a fait un bond en avant avec la spectrométrie de masse, qui permet d'obtenir la certitude que l'on a identifié une moléc

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