La "marche de l'alternance" de Nicolas Sarkozy fort entravée

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LA "MARCHE DE L'ALTERNANCE" DE NICOLAS SARKOZY ENTRAVÉE
LA "MARCHE DE L'ALTERNANCE" DE NICOLAS SARKOZY ENTRAVÉE

par Sophie Louet

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, dont la soif de revanche politique se heurte à la justice, a subi jeudi un nouveau coup avec la reprise de l'enquête le visant pour trafic d'influence présumé, une décision compromettante pour sa marche vers la présidentielle.

Le président de l'UMP, qui réunissait jeudi matin la commission d'investiture du parti, n'a pas réagi publiquement à l'arrêt de la cour d'appel de Paris () mais son entourage a fait savoir qu'il restait "serein et déterminé".

Lors de sa mise en examen en juillet 2014 pour corruption active et trafic d'influence, notamment, l'ancien chef de l'Etat avait dénoncé sur TF1 et Europe 1 une instrumentalisation politique "grave" de la justice, des chefs d'accusation "grotesques" et une "volonté de [l]'humilier".

"Je ne suis pas un homme qui se décourage devant les vilenies et les manipulations politiques", avait-il ajouté.

Ses proches ont répliqué dans le même registre jeudi, certains estimant même que "l'acharnement" judiciaire à son encontre confortait son aura auprès des militants sarkozystes les plus fervents et son image de "victime".

Le coup toutefois est rude car plusieurs proches du président de l'UMP avouaient en début de semaine leur confiance en une invalidation des écoutes téléphoniques à l'origine de sa mise en examen, une procédure "inqualifiable" à leurs yeux.

"UNE MEUTE À SES TROUSSES"

Des élus, comme Nadine Morano, Claude Goasguen ou Patrick Ollier, ont de nouveau évoqué ouvertement la thèse d'un "complot" politique à l'encontre de leur champion.

"Nicolas Sarkozy a depuis longtemps une meute à ses trousses qui s'acharne à le faire trébucher, rappelons qu'il n'a jamais été condamné...", a ainsi tweeté Nadine Morano.

"Je souhaite que la Cour de cassation remette en cause ces écoutes", a déclaré pour sa part Daniel Fasquelle, trésorier de l'UMP, qui a jugé étonnante la décision de la cour d'appel.

Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog ont formé un pourvoi en cassation, mais ce recours n'est pas suspensif et l'enquête, suspendue en septembre dernier, peut donc reprendre.

Le calendrier judiciaire qui en découle est donc des plus fâcheux pour le chef de l'opposition qui entendait faire du Congrès du 30 mai sa rampe de lancement pour la primaire de 2016. Il doit donner un meeting lundi soir en Seine-Saint-Denis.

La retenue était de mise jeudi dans les entourages respectifs d'Alain Juppé, François Fillon ou Bruno Le Maire. Le maire de Bordeaux, le plus sérieux rival de Nicolas Sarkozy pour la primaire, affichait un large sourire en arrivant au siège de l'UMP et s'est refusé à tout commentaire.

La décision de la Cour de cassation est attendue fin mai-début juin, mais on se refuse pour l'heure, de source judiciaire, à préciser une échéance pour la clôture du dossier. Le risque d'un renvoi en correctionnelle avant la présidentielle de 2017 est toutefois réel.

"PSCHITT"

Depuis son élection à la tête de l'UMP le 29 novembre dernier, le prédécesseur de François Hollande déroulait sa stratégie de reconquête avec un esprit collectif nouveau.

L'illustration la plus symbolique en est son intention de rebaptiser l'UMP du nom des "Républicains", une dénomination censée affirmer la ligne politique rassembleuse du candidat potentiel à la primaire mais aussi, ironiquement, gommer un acronyme associé à l'affaire Bygmalion, qui concerne le financement de meetings de sa campagne de 2012.

"Le moment est aujourd'hui de passer de la promesse aux actes, conformément au mandat que vous m'avez donné", écrit-il dans une lettre destinée aux militants et dévoilée par Valeurs actuelles. Une missive qui se conclut en des termes volontaristes à l'écho prémonitoire : "L'alternance est en marche. Rien ne l'arrêtera".

De fait, le porte-parole de l'UMP, Sébastien Huyghe, s'est montré confiant en l'issue de la nouvelle procédure judiciaire.

"Cette affaire fera 'pschitt' comme toutes les autres affaires ont fait 'pschitt'", a-t-il commenté sur BFM TV alors que le 7 mai 2015 marque le 20e anniversaire de l'accession à l'Elysée de Jacques Chirac, le premier ancien président condamné en correctionnelle (2011) qui avait inventé l'expression en 2001 pour qualifier un dossier judiciaire dans lequel il était cité.

"Toux ceux qui ont voulu mettre des bâtons dans les roues de Nicolas Sarkozy en sont pour leurs frais", a-t-il assuré.

(avec Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • mark92 le jeudi 7 mai 2015 à 17:40

    Quel acharnement des petites juges rouges.Va se préférer se regarder devant le mur des cons. Avec tobirat ??? Quelle honte pour la France. Ce soir je regarde Délivrances sur TF1. Tobirat ne connais pas même ses petits juges rouges à la botte. La canac ne connait pas l'histoire de france.

  • mark92 le jeudi 7 mai 2015 à 17:34

    Le petit glandoulle et Cie à peur du retour de Sarkozy.Je les comprends.

  • dgui2 le jeudi 7 mai 2015 à 17:18

    ---« Le maire de Bordeaux, le plus sérieux rival de Nicolas Sarkozy pour la primaire, affichait un large sourire en arrivant au siège de l'UMP et s'est refusé à tout commentaire »---- Et voila encore Mr DROIT_DANS_SES_ BOTTES qui la ramène. S’il croit que c’est cela qui va le sauver…..

  • mark92 le jeudi 7 mai 2015 à 17:14

    dgui2 Ici c'est l'AFPS;Pas étonnant que ton message soit supprimé.

  • dgui2 le jeudi 7 mai 2015 à 17:11

    @ja-smith : Moi, ce que je ne comprends pas, c’est que cela fait plus d’un an qu’on se pose les mêmes questions et que l’enquête n’avance pas d’un iota. On paie à grand frais de contribuable des juges qui tournent en rond et qui ne rendent compte à personne. Voila le scandale !

  • dgui2 le jeudi 7 mai 2015 à 17:06

    Je constate que quelqu’un a fait sauter mon post en moins de cinq minutes. Je disais simplement que si NS n’est pas encore incarcéré, c’est tout simplement qu’il n’y a RIEN dans les dossiers malgré des mois d’écoutes « dérivantes » parfaitement ILLEGALES.

  • bordo le jeudi 7 mai 2015 à 16:59

    Après le troisième tour social, le quatrième tour juridique... la cour de Cass invalidera, mais les juges auront marqué leur volonté de "tuer" politiquement NS. J'espère vraiment pour eux qu'ils ne reviendra pas au pouvoir, parce que cela va être leur fête.

  • dgui2 le jeudi 7 mai 2015 à 16:45

    Et même s'il faut aller en Cour de Justice Européenne, eh ben NS ira et les écoutes seront reconnues ILLEGALES. Je suis désolé mais c'est comme ça: on vit dans un Etat de droit et ce n'est pas les juges qui font la loi. Qu'ils se contentent de l'appliquer et ce sera très bien comme ça .....

  • M1765517 le jeudi 7 mai 2015 à 16:32

    NS a soif de revanche, comme si ce poste etait un tremplin personnel, allons... les Français veulent autre chose, disons ceux qui arrive à penser librement !

  • jeepaudi le jeudi 7 mai 2015 à 16:23

    la voie ouverte à Juppé face à Marine