La Manif pour tous... et pour toujours ?

le
1
Un militant de la Manif pour tous place Denfert-Rochereau, le 2 février
Un militant de la Manif pour tous place Denfert-Rochereau, le 2 février

"On ne lâche rien, on est toujours là." Voilà résumé l'esprit de la Manif pour tous de dimanche. Au-delà des slogans (contre la "familiphobie", la PMA, la GPA...), des discours sur la politique "insidieuse" du gouvernement en matière de "théorie du genre", ainsi que des appels à faire rejeter le rapport Lunacek au Parlement européen, le vrai mot d'ordre était celui-là : montrer qu'en dépit de sa défaite, avec l'adoption en avril 2013 de la loi Taubira, le mouvement de contestation ne faiblit pas. En rassemblant entre 500 000 (selon les organisateurs) et 80 000 (selon la police) personnes à Paris, et entre 40 000 et 20 000 personnes à Lyon, sans qu'aucune violence ait été signalée, la Manif pour tous gagne son pari.Pour les organisateurs, c'est une triple victoire : ils donnent tort à Frigide Barjot, ex-leader qui dénonçait une "radicalisation" ; tort à Béatrice Bourges, ex-porte-parole devenue égérie d'un Printemps français prônant précisément cette radicalisation ; et tort à Manuel Valls qui craignait des débordements au point de mobiliser plus de 2 000 policiers pour encadrer la marche parisienne. Celle-ci s'est déroulée sans heurts, de la place de l'École militaire à la place Denfert-Rochereau, et s'est dispersée très rapidement vers 17 h 30, loin de tout dérapage façon Jour de colère. "Par pitié, ne donnez pas raison au ministre de l'Intérieur et laissez cette belle image de la place Denfert-Rochereau hanter les journaux...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • a.guer le mardi 4 fév 2014 à 06:50

    pour toujours ? Au moins jusqu'au referendum sur la question, j'espère