La malédiction des grands chantiers parisiens se poursuit

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EN IMAGES - À peine inaugurée, la Canopée des Halles fait face à une pluie de critiques sur son esthétique et sur son manque d’étanchéité. Des polémiques qu’ont connues la plupart des grands chantiers parisiens. Rappel en 4 exemples.

La goutte d’eau de trop? Déjà malmenée par les critiques d’architecture, la Canopée des Halles doit désormais faire face aux accusations sur son étanchéité. Comme le rapporte Le Parisien, la toiture recouvrant le centre commercial connaîtrait d’ores et déjà des fuites d’eau «à certains endroits». Certes, si l’on s’en tient à son nom: la Canopée, ce sommet de la forêt tropicale humide n’est pas censée être parfaitement étanche à l’air et à la pluie.

Un défaut de jeunesse qui serait mieux passé si la structure recouvrant le centre commercial et la gare souterraine avait respecté ses autres promesses de transparence et de légèreté. Il est vrai que cette transparence mise en avant dans les projets d’architecte est rarement au rendez-vous: de la pyramide du Louvre à la BnF François Mitterrand en passant par la fondation Vuitton, les structures métalliques restent omniprésentes.

14 ans pour débarrasser l’Opéra Bastille de ses filets

C’est sans doute à la Bibliothèque nationale de France que l’attente de transparence a été la plus déçue. Et pour cause, il a bien fallu protéger les ouvrages stockés dans les tours hautes derrière de vastes panneaux de bois, occasionnant surcoûts et modification de l’esthétique.

Autres victimes de la malédiction des grands travaux: les bâtiments consacrés à la musique. En son temps, l’Opéra Bastille n’a pas été ménagé non plus par les critiques et pour cause: le bâtiment était dangereux pour le public. Finalement, il a fallu attendre près de 14 ans jusqu’en 2010 pour que la façade se débarrasse de ses filets de protection évitant des chutes de matériau sur les passants.

Il aura fallu attendre quatorze ans pour pouvoir enfin regarder la façade de l’Opéra Bastille sans filet de protection. Pas moins de 40 000 blocs de 90 x 90 cm, composés d’un mélange de pierre, d’ardoise et de granit ont été utilisés pour remplacer les 28.000 m² de pierres trop fragiles. Et désormais, c’est au tour de la Philharmonie de Paris d’affronter le même genre de tempête. Accusé d’être à l’origine du fort surcoût du bâtiment, l’architecte Jean Nouvel s’est désolidarisé de cette réalisation, allant jusqu’à boycotter son inauguration en janvier 2015. Selon lui, ce sont les conditions dans lesquelles s’est déroulé le chantier qui auraient mené au désastre:addition particulièrement salée, finitions calamiteuses et malfaçon. Mais contrairement aux reproches qui avaient été adressés un temps à la BnF estimant qu’elle n’accueillait pas les livres dans les meilleures conditions, les mélomanes semblent quant à eux satisfaits de l’acoustique de la Philharmonie.

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  • squal72 il y a 8 mois

    L'amateurismes dans toute sa splendeur !!! A tout les niveaux de prises de décisions !!! C'est pas grave, le contribuable paye les notes salées !!!