La malédiction des attaquants de L1 partis à l'étranger

le
0

Derrière Zlatan Ibrahimovic et ses 26 buts, la saison 2013-2014 avait permis à plusieurs attaquants de Ligue 1 de s'illustrer et de trouver une place dans un club étranger. Aboubakar, Djordjevic, Rivière, Yatabaré, Gomis, Kalou, autant de buteurs performants chez nous, qui ont quitté l'Hexagone l'année dernière. Mais les résultats mitigés de leurs saisons respectives prouvent que l'herbe n'est pas toujours plus verte à côté. Bilan, avec en bonus les leçons des réussites et échecs de chacun pour définir le portrait robot parfait de l'attaquant de Ligue 1 qui s'exporte bien.

Thème phare de la dernière campagne présidentielle, le made in France est encore un gage de qualité, même dans le football. Et si plusieurs joueurs sortis de Ligue 1 ont illuminé les plus grands clubs européens, les autres championnats aiment aussi nous chiper des petits joueurs moins rutilants mais très utiles. Le mercato de l'été dernier a donc vu plusieurs acteurs majeurs de Ligue 1 aller tenter une aventure hors de nos frontières. Et parmi eux, une batterie d'attaquants compétitifs, régulièrement les meilleurs buteurs de leurs clubs, et qui squattaient le classement des meilleurs scoreurs de L1 dans l'ombre imposante d'Ibra. Certains, comme Mustapha Yatabaré ou Filip Djordjevic, n'auront passé qu'une seule saison en Ligue 1 avant de s'envoler. D'autres, à l'instar de Bafétimbi Gomis, d'Emmanuel Rivière ou de Vincent Aboubakar, ont attendu d'avoir mûri chez avant de déménager. Salomon Kalou connaissait déjà l'Europe, et a sorti à nouveau la grand voile après un passage concluant de deux saisons à Lille. Ils étaient tous des attaquants ambitieux et talentueux, mais le bilan de leur année Erasmus est plutôt terne.

La lutte des classes moyennes


Les attaquants tournant entre 10 et 20 buts par saison en Ligue 1, cette sorte de classe moyenne aisée du championnat, ont généralement un profil particulier. Assez bons pour aider des clubs étrangers un peu plus compétitifs que ceux dans lesquels ils évoluent en France, mais souvent trop limités pour pouvoir prétendre au très haut du panier. Ces fameux joueurs, difficiles à cerner, dont on dit : "Ok, il a fait une belle saison, et maintenant ? Il va aller s'enterrer à Newcastle ou en Russie". A chaque mercato, ils font face à un cruel dilemme : soit rester en France, au risque de stagner et de ne pas profiter de la petite cote dont ils jouissent à l'étranger, soit partir. En cas de départ, là aussi, les dangers sont multiples. Par le passé, certains sont ainsi allés se perdre dans des clubs ou des championnats sans intérêt, comme Lisandro Lopez et son départ au Qatar en 2013. D'autres ont vu plus grand, mais ont totalement manqué leur adaptation (jurisprudence Yoan Gouffran). Et pour un Aubameyang qui réussit, combien de Dario Cvitanich, de Jérémie Alliadière, de Younès Belhanda, d'Anthony Modeste ? Le cru 2014-2015 de ces buteurs corrects labellisés "From Ligue 1" confirme cette règle, avec bien peu de satisfactions à retenir.

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant